Le retour du come-back

Marchiavel, la reprise. Rebonjour, reprenons. De votre point de vue, ce blog s’est arrêté de vivre le 8 janvier 2010, date du dernier article visible. Article qui justifiait déjà de mon intérêt grandissant pour le dernier des réseaux sociaux en vogue qu’on ne présente plus, Facebook.

Donc, nous nous sommes tous précipités nous créer un compte chez l’ami Zuckerberg, vu que c’était gratos, délaissant ainsi peu à peu nos écrits plus ou moins géniaux pour se faciliter la vie avec des statuts de 420 caractères maximum, et par la même occasion renouer (ou pas) avec des personnes qui ont été plus ou moins proches de nous au cours des 25 dernières années, voire plus. Et d’en rencontrer d’autres. Et donc, fouiller leur profil, – ne mentez pas, nous le faisons tous – tout du moins ce qu’ils et elles y publiaient volontairement (avant de crier au loup parce que ouinnn machin voit ma date de naissance, bouhou). Jusqu’à l’arrivée des paramètres de confidentialité tant critiqués au fil de leurs modifications, qui ont permis de cacher tout ou partie de son Wall (ou Mur, pour les francisés).

Mais bon, cet article n’a pas pour but de faire un retour argumenté sur mon utilisation de Facebook, hein. On verra ça plus tard, c’est dans les tuyaux depuis trop longtemps. Juste pas aujourd’hui.

Je disais donc, de votre point de vue. Du mien, les centaines de lignes de code qui composent ce blog ont été liftées au fil des mois, par petites touches. Si bien que vous pourriez me dire « mais t’as rien touché, on voit pas de différence c’est toujours aussi chiant ». Justement, si vous ne sentez pas la différence, c’est que j’ai bien bossé. Donc merci, flattez-moi j’aime ça. Même si le lifting est loin d’être fini, en particulier concernant le rendu de ce blog sur toutes les plateformes mobiles avec leurs résolutions différentes qui pullulent au dehors, en particulier cet infâme iPhone…

Les articles ont pourtant continué à affluer sur ce blog au nez et à la barbe de tous, antidatés pour la plupart par nécessité d’archivage, et bloqués pour d’autres pour des raisons personnelles ou professionnelles, et d’archivage là aussi, mais à grande échelle. Comprenez par là « ne cherchez pas sur Google ce qui ne s’y trouve pas, Marchiavel l’a détruit ».

Il y a des moments où je ne cherche pas forcément à créer de l’audience avec mes articles – et par conséquent générer des réactions… D’ailleurs, quand je vois ce qui se passe ces derniers temps dans des entreprises où un simple statut peut être interprété comme une déclaration de guerre, ça me fait bien rigoler, ce concept de liberté d’expression… Une pensée ici pour le livre de Zoé Shepard, « Absolument débordée ! », que je ne me lasse pas de relire depuis sa sortie ! Lisez-le si ce n’est pas déjà fait, vous comprendrez la référence.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi reviens-tu bloguer puisque donner un avis, surtout quand il est hyper tranché et corrosif comme le tien sur certains thèmes, devient de plus en plus dangereux, tant les réactions et leurs conséquences peuvent être stupides et disproportionnées ? Bah après plus de 3 ans de Facebooking intensif, est arrivé le moment où j’en ai eu marre. Ça m’a pris comme ça, un matin, comme une envie de chier.

Ce qui ne veut pas dire que je vais supprimer mon compte, comprenons-nous bien. J’y ai créé – et c’est bien l’effet pervers – trop d’attaches, tu ne quittes pas facebook sans ressentir un manque immédiat à combler d’urgence.

Bref. J’en ai eu marre qu’un statut n’autorise qu’un nombre limité de caractères. Au début c’est sympa, tu testes, c’est rigolo. Au fur et à mesure, tu te rends compte de la gymnastique mentale insupportable qui te pousse à compresser tes idées du moment dans ce format, alors que t’aurais bien envie de balancer tout ton argumentaire directement dans le statut au lieu de pourrir les commentaires, chose pourtant possible avec un blog sans contraintes…

Commentaires, parlons-en. Vous le savez, je suis fondamentalement un râleur… Et pointilleux sur l’orthographe, la grammaire, et la syntaxe françaises, avec ça. Ceux qui me connaissent le savent pourtant depuis bien avant ma « vie numérique ». Et ce qui suivra cet article valait, vaut et vaudra (bougez pas je cherche le subjonctif imparfait, dédicace à l’Elysée : qu’il valût) pour tout ce qui va suivre ici.

Peu importe qu’on soit sur un blog ou sur un profil FB, si vous décidez de laisser un commentaire (de « lâcher un comz », pour nos amis ex-skyblogueurs nouveaux-facebookeurs), prenez au moins la peine de faire une phrase, qu’on puisse avoir cette impression quelques secondes que vous aussi avez été à l’école ! Une majuscule au début (encore que, c’est trop demander…), un point à la fin, et un putain d’argumentaire au milieu, qu’au moins ça fasse avancer le débat – s’il a lieu d’être, au lieu d’écrire à la hâte un commentaire inférieur ou égal à 3 caractères, du genre « lol » ou « +1 ».

Petite parenthèse, je crois bien que c’est à cause de ce foutu « +1 » qui vérolait les réponses que Facebook a inventé le bouton Like. Dieu Mark merci. Fermez la parenthèse.

Au contraire, si quelque chose ne plaît pas, n’hésitez pas à le dire, je suis ouvert à toute critique – oh que si, ce qui n’empêche pas d’avoir du répondant – du moment qu’elle soit constructive et ne vire pas systématiquement à l’obscène sans raison ! Traîtez-moi d’élitiste, ou écrivez que vous vous foutez royalement de ce que je publie, soit, c’est votre droit. Mais c’est le commentaire typiquement inutile et lourd qui ne sert à rien et que je vire sans ménagement, ami ou ennemi. On appelle ça la modération…

Récemment encore – vous sentez venir la transition vers le prochain article, si si, vous la sentez… – j’ai publié sur mon profil FB des statuts concernant l’élection de Miss France et celle de ce soir, Miss Nationale. Avec une pensée affectueuse pour Geneviève de Fontenay (que j’ai pourtant bien égratignée quand elle conchiait Valérie il y a 2 ans, je sais…). Mais bon, une élection de Miss sans la dame au chapeau, c’est pas une élection. Bref, je m’égare. Donc, après la publication de ces statuts « légèrement » assimilables à du lobbying anti-Endemol, j’ai viré des commentaires. Oui, j’ai osé. Stupeur. Et tremblements, ta gueule Amélie.

Dès la publication d’articles, de statuts ou peu importe, sur une élection de Miss, j’ai toujours eu des commentaires que j’avais laissés parce que ma foi ça se tenait… Mais certains, du genre « on s’en taaape », grmbl… Hé, si vous vous en foutez, abstenez-vous de commenter et revenez quand vous trouverez quelque chose de plus intéressant chez moi, c’est pourtant simple ! Je ne critique pas non plus votre passion des bijoux fantaisie, ou les dernières bafouilles qui ont suivi vos soirées picole, en ponctuant vos écrits d’un magnifique « j’m’en branle, hé ! ». Franchement. Sans parler des fameux « elle est bonne j’passerai bien dessus » à propos des Miss Régionales et évidemment de la Miss France de l’année. Un peu de standing, merde !

Et bon Saint Nicolas, oubliez pas les clémentines !
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