Posts Tagged “Strasbourg”

Depuis le temps qu’on devait organiser une petite soirée, voilà que Chprôle et son chéri ont pris les devants, en organisant à leur appart’ une soirée crêpes avec Julie, Steph, Caro and co. J’ai adoré le message « Ca te va une soirée crêpes, pauvreté de la France d’en bas oblige ? ». Oui ah, pour l’anecdote, ça fait quelques longues années que j’avais promis à mes groupies de leur payer un dîner à 4 au Crocodile si j’obtenais ma Licence. On l’a validée en 2005… **siffle**

Mais elles savent bien que je ne fais jamais, oui jamais, de promesses en l’air. Ne dit-on pas « mieux vaut tard que jamais » ? Donc, la soirée chez ma Chprôle a eu lieu vendredi dernier sur Strasbourg, et je me suis même retenu d’y aller avec une escort-girl, en bon célibataire que je suis. J’ai préféré emporter un bouquet de fleurs pour la maîtresse de maison.

Y aller n’aura pas été de tout repos. Dieu sait bien que Marchiavel adore vadrouiller dans Strasbourg avec sa Corvette… D’abord parce qu’il n’aime pas rouler dans des rues inconnues. Ensuite parce que sans GPS sur le tableau de bord, la vie est tellement plus folle… Et quand la nuit commence à tomber, c’est tellement mieux ! Vous avez senti l’ironie, là ? Bon.

J’y suis donc allé à l’ancienne, ou presque. A la maison, exit la carte pliée en 4, format 1m x 2m qui te bouche la vue, une fois l’adresse en poche, direction Google Maps. Mais que c’est pratique ce truc. A part que la mise à jour des plans laisse un peu à désirer, vu que la Gare de Strasbourg – et sa verrière étanche **ou pas!** – a été inaugurée en novembre dernier. Qu’il n’y a donc plus aucun engin de chantier qui s’active depuis belle lurette. Et que le pont Churchill et le « rond-point » de l’Esplanade ont été rayés de la surface de la Terre !

Je m’imprime donc tout ça, marque les chemins à emprunter, le nom des rues, croisements, etc. A force de surveiller les radars automatiques et d’éviter les Fangio du coin qui dépassent tout le monde par la droite sur la bande d’arrêt d’urgence (si, si…), je sors trop tôt direction Neudorf et manque de peu le Tunnel du Heyritz que j’aurais dû traverser, pour être un peu plus proche de la bonne rue. Pas grave, c’est tout proche quand même…

Huhu. Ma Corvette a tourné en rond pendant un long quart d’heure. Le chéri à Chprôle (encore un Marc, haha) a été réquisitionné pour faire le GPS humain. A charge de revanche, et un grand merci ! Bah au moins je connais par coeur les rues du Neudorf maintenant. Ahem.

A l’arrivée, mes groupies sont déjà là : Julie sans son chéri, Virginie la meilleure amie de Chprôle, Caro déjà ivre (ou pas ? ah bon), ainsi que le fiancé de Steph – c’est toujours le même, yes ! – que j’avais déjà rencontré chez Manue en 2005, souvenez-vous la meilleure amie d’Oph, qui connaît Steph aussi, d’ailleurs, cousine de… enfin bref je m’égare. Oui ma vie c’est « Les Feux de l’Amour », on va on vient, on se croise on se recroise… Voilà. Les crêpes étaient excellentes, la France d’en haut te remercie ! Et l’espace d’une soirée, l’ambiance du temps LEA était de retour. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Comments Une bafouille »

Deux clics plus tard, me voilà sur Internet, pour visiter un site d’offres d’emplois. Je trouve mon bonheur sur Lyon, Paris, Montreuil, Paris, Lyon, Paris, Paris… Paris. Mais… y a que Paris en France ou quoi ? Passé le quart d’heure à soupirer rien qu’en imaginant les cartons s’empiler pour un éventuel déménagement, une annonce m’interpelle. Et quand une annonce m’interpelle, c’est qu’elle crie très fort, hein. A Paris, mais elle crie très fort quand même.

Donc on suit la procédure du site et surtout les recommandations de la boîte qui a posté l’annonce, et on envoie un e-mail avec cv. Et parce qu’on est prévenant, on fait pareil par courrier postal, desfois que. Le soir-même, mon portable me pétrit les poches, format vibreur qui-te-réveille-un-mort. C’est étonnant comme les boîtes loin de chez soi te recontactent dans la seconde, alors que celle du coin de ta rue te font mariner des semaines entières. Mais bref. C’est l’un des responsables du Service de l’Information du Gouvernement qui appelle, le fameux SIG. Oui, rien que ça, je sais. Le mot « gouvernement » fait toujours cet effet dans la tête des gens, à croire que ce sont des postes inaccessibles, etc. Bah la preuve que non, suffit de coucher pour réussir le vouloir. Curieux après avoir lu ma prose électronique, il veut me voir sur Paris dans la semaine. Ô joie.

Ô stress surtout. Strasbourg-Paris c’est un espace/temps à prévoir. Et le Gouvernement français, un style. Et voilà Marchiavel qui prépare son costard-cravate, passe sa nuit sur le net pour préparer ses idées et son chemin sur Google Maps, et fonce à la gare chercher un billet de TGV (bénie soit la Carte 12-25), un plan de Paris et de son métro. Le décryptage de ce plan est un sport à lui tout seul. Sont fous à la RATP ! Mais au moins, les souterrains parisiens n’ont plus aucun secret pour moi, pas plus que Paris-10e ou Paris-7e…

Jour J, gare de Strasbourg. Marchiavel avec sa sacoche en bandoulière contenant un million d’euros son laptop, son mobile, ses dossiers et son plan de Paris, s’installe. Je précise pour l’assistance que c’est la première fois que je « monte » à Paris seul, et surtout en costard-cravate. L’habillage violet des sièges façon Lacroix brûle toujours autant les yeux, et la gare s’éloigne peu à peu. Mais pas si vite que je l’aurais cru. La légende des 574,8km/h s’estompe sur les lignes commerciales, étant donné que jusqu’à Baudrecourt, la ligne classique n’autorise qu’un « pauvre » 220km/h et le loisir de compter les brins d’herbe. C’est seulement après que la LGV Baudrecourt-Paris autorise des burnouts ferroviaires de plus de 300km/h. Ca valait bien ma Corvette. Là c’était le pied.

Gare de l’Est, Paris. Le cliché du paysan alsacien en costar qui découvre la capitale. Mais on s’en fout. Paris c’est beau, Paris c’est grand. Sauf peut-être l’énorme tente montée dans le parc de l’hôtel Marigny pour la visite spéciale de Kadhafi. Sauf les services d’ordre planqués dans tous les coins des rues voisines et devant les bâtiments officiels d’où sortent en nombre des Vel Satis, des 607 et des C6 aux vitres fumées. Et sauf ces énormes pigeons qui ne s’écartent même plus quand tu passes à côté d’eux, l’air de te regarder en disant « kestuveux »! Je parlais des oiseaux, hein. Oui parce que vous pourriez confondre…

Bref j’arrive au SIG après avoir marché comme un pacha le long des trottoirs qui font trois fois la largeur de ma rue. Et… il m’est interdit de vous raconter la suite des événements, vu mon habilitation Secret Défense.

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I. Se lever quand le réveil sonne, descendre les escaliers sans s’aplatir sur le crépi plus bas (vécu), grommeler, ptit déj’, partir.
II. Aller à la gare en zigzaguant sur la nouvelle route pleine d’angles et de trottoirs coupants censés limiter la vitesse, rire de la connerie de la DDE.
III. Saluer la guichetière habituelle, demander un livret d’horaires, demander le billet de train pour septembre, payer le billet sans broncher.
IV. Finir sa nuit dans le train en priant pour ne pas entendre de sale gosse qui crie, traverser le chantier à Strasbourg, faire revalider la Badgeo.
V. Ne pas se faire écraser sur la route, prendre le tram direction Esplanade, trouver son chemin à travers un autre chantier, arriver à la fac.
VI. Faire la queue 30 minutes devant une porte pour s’inscrire, entrer, rester poli avec la jolie demoiselle, tendre la paperasse, revérifier, dire au revoir et aller au guichet « G1 ».
VII. Dire bonjour à une autre jolie demoiselle (décidément !), donner sa photo, lui demander son numéro, connaître le montant exact à payer, aller au sous-sol puis guichet « G2 ».
VIII. Courir à l’agence comptable du sous-sol, avec la fameuse « quittance » pour lâcher plus de 400 euros, évidemment ils veulent une pièce d’identité…
IX. Revenir à 2m du point de départ au « G2 », saluer une autre jolie guichetière (ben quoi…), montrer le tampon sur la quittance, recevoir la nouvelle carte d’étudiant avec un agenda, dire merci, et s’étonner de l’étonnement de la demoiselle qui lève des yeux émus à l’écoute de ma voix en me renvoyant un chaleureux « de rien ! ». A croire que les autres sont pas polis…
X. Aller récupérer le diplôme papier de Licence qui traîne dans leurs cartons depuis trop longtemps au fond de la pièce de départ où le paresseux de service somnole, lui tendre le justificatif, prendre ce diplôme, faire une demande pour le diplôme du Master1 qui sera donc disponible l’an prochain, quand j’aurai eu mon Master2, cherchez où ça coince…
XI. Aller à la pêche aux renseignements à propos des emplois du temps, et surtout des droits spécifiques au Master qui sont à cette heure toujours impayés, à savoir 1400 euros !
XII. Changer alors de bâtiment, tambouriner à la porte de la responsable du Master, et apprendre que ohlala dis donc y a pas le feu, on verra ça le 18 quand vous serez tous là. Okééé !

XIII pour le fun. Faire des photos du bazar qui règne à Strasbourg.

travaux gare
les hôtels à droite, la gare à gauche
avec sa future façade de verre, et les grues…

travaux lycée
extension d’un pôle sciences du lycée Jean Rostand,
pause casse-dalle pour les ouvriers…

travaux umb
en face du Patio, travaux pour extension de l’UMB,
photo prise du haut des salles 32xx…

travaux sable
à l’Est du terrain de foot, un nouveau bac à sable
pour les bizus de 1ère année !!!

[Edit du 20 septembre]
Je suis officiellement entré en Master Pro Caweb depuis lundi. En 3ème cycle, quoi (je m’la pète maintenant, après j’aurai plus le temps). Et je vais tourner à 42 heures hebdo selon la semaine type. Ca promet… Avalanche de détails dans une note à venir. Mais soyez pas trop pressés de me lire, faut aussi que je pense à respirer un peu avec tout ça…
[/Edit]

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