Ça va être rude, donc si vous faites toujours partie de mes contacts ou si vous y êtes entrés récemment, ne le prenez surtout pas personnellement, mais il faudrait que je quitte Facebook…
- Pour ne plus recommencer ce cycle infernal dont j’ai moi-même été un des acteurs au commencement, consistant à établir le contact avec d’autres : en tant qu’expéditeur, en déterrant des souvenirs parfois vieux de plusieurs années pour trouver un semblant de point commun, pouvant justifier d’une intrusion progressive sur le Wall d’un autre ; en tant que destinataire, en recevant un message du genre « alors, comment va depuis le temps ? », ou bien « oh, toi sur facebook ! » de la personne pleine d’entrain qui vient de s’inscrire et m’ajoute, alors qu’à ce moment précis je voudrais supprimer mon profil sur lequel j’ai vraiment vu passer tout et tout le monde
sauf le train.- Pour ne plus continuer à voir sur mon Wall, des vidéos ou des liens réchauffés que j’ai été assez dégourdi pour trouver tout seul il y a des semaines voire des mois, sans pour autant le forwarder, mais qu’on me poste hardiment l’air de dire mate ça, ça vient de sortir. C’est lourd. Mettez-vous ça sous les yeux, et déduisez-en votre place. Les plus geeks d’entre vous me renverront la balle, parce que oui, ce diagramme ne date pas d’hier non plus.
- Pour ne plus participer à, voire subir les quelques conflits d’opinion qui ont émaillé mon passage sur Facebook, que je m’en vais vous lister in extenso plus bas. Car un Wall peut être un lieu de dialogues hauts en couleurs, comme ces bons vieux forums, où chaque point de vue peut être argumenté et contesté, tout en restant dans le respect de l’autre, ce que certains contacts ayant participé aux
exécutionsdébats n’ont pas… respecté. D’où leur suppression sans sommation. Certains ont néanmoins eu la décence de se retirer de leur propre chef, grand bien leur fasse.
On m’a opposé l’argument de la « tolérance » à chaque fois que je critiquais un fait de société… En gros je devais tolérer tout ce qui se passe et m’écraser, ne surtout pas vous contrarier ; mais vous pouviez tous vous réserver le droit de ne pas tolérer mes arguments, et bien sûr de me le faire savoir en m’insultant copieusement, sans que je bronche… J’inverse donc aujourd’hui la vapeur, voilà les conflits en question.
25 juin 2009 :
Michael Jackson meurt dans des circonstances troubles, d’après une exclu de TMZ reprise dans la foulée par le monde entier. Je relaie l’info comme il se doit, en y ajoutant certes ma pointe d’humour noir. Il me semble que mon statut donnait « Le pédophile aurait-il trépassé ? » Oui, l’effet était voulu, volontairement provocateur et tape-à-l’oeil. Quelle surprise de découvrir parmi mes contacts quelques biographes improvisés qui juraient sur leur mère que Bambi n’a jamais touché un enfant de sa vie, que sa chirurgie esthétique était un détail de l’Histoire, que c’était un dieu sur Terre, et j’en passe. C’est limite s’ils (et elles) ne pleuraient pas sa disparition plus encore que celle d’un membre de leur propre famille. Oui, sa musique et sa danse sont exceptionnelles et en ont inspiré plus d’un, mais ça s’arrête là ! J’ai alors eu affaire à une belle bande de moutons qui s’étaient soudain découvert un vocabulaire très fleuri, pour rester poli. Me souviens pas d’un tel effet de masse à la mort de Carlos ! Pourtant dans ma vie, j’ai beaucoup plus chanté « Tirelipinpon » que « Beat It »…
2 février 2010 :
Barack Obama devait tenir son discours sur l’Etat de l’Union ce jour-là, mais avait finalement décidé de le retarder, pour laisser place au premier épisode de la saison 6 de Lost, tant attendue puisque c’était la dernière. J’ai eu le malheur de critiquer le sens des priorités de l’homme le plus puissant de la planète qui s’écrase devant une série télé, celui-ci jugeant qu’il était plus important de maintenir la diffusion de Lost pour ne pas perturber les fans… J’ai eu droit aux insultes de fanatiques françaises de Lost et d’Obama – un peu à l’image de Chloé Mortaud (Miss France 2009) chialant le jour de l’élection de Barack face à un journaliste presque hilare – fières de « leur » premier président américain noir, en insistant bien aussi sur le côté noir, comme si la couleur avait eu une quelconque importance dans ce débat précis concernant Lost… Evidemment que non ! J’ai alors vu comment une discussion peut déraper avec des gens prêts à prendre n’importe quel raccourci pour vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas en biaisant le thème du débat, avec en prime la sensation que mes détracteurs allaient m’affirmer qu’ils avaient voté pour lui. Je vous sens là en proie à un grand doute…
Je vous rappelle donc à titre indicatif – ahem – que ce sont les citoyens des Etats-Unis d’Amérique qui votent pour leurs candidats favoris par états selon un système assez particulier pour aboutir à l’élection de leur Président (mais on ne développera pas le sujet ici), et non pas tous ces Français et Françaises qui ont chialé de bonheur face caméra le jour de l’élection, alors que ça n’allait strictement rien changer à leur vie, et que surtout leurs pleurnicheries ne sont jamais entrées dans la balance du vote américain. Qu’on se le dise. Démonstrations émotives d’autant plus pitoyables quand on sait les taux d’abstention records lors d’élections purement françaises, fussent-elles régionales, voire locales…
12 février 2010 :
La France devient le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme une maladie mentale, suite à un décret du Ministère de la Santé (Roselyne Bachelot forever). J’en informe mes contacts, d’une manière plutôt neutre… Et, alors que le sujet de la news n’était rien d’autre que la prise en charge des trans à 100% malgré leur changement de statut à la Sécu, mes contacts bisounours dyslexiques ont encore dérapé, se transformant en donneurs de leçons infoutus de faire la différence entre transsexuels, travestis, et homosexuels, et mélangeant allègrement le tout. Les commentaires n’ont pas manqué de citer la « discrimination ». Vous savez, ce fameux mot qu’on met à toutes les sauces depuis quelques temps dès qu’un individu vous regarde d’un air suspicieux ou dit des choses qui ne plaisent pas à vos chastes et pures oreilles, et dont les associations de défense du tout et n’importe quoi abusent assez régulièrement, quand ce n’est pas « stigmatisation »…
Un transsexuel reste pour moi une personne dérangée, puisque prête à se faire charcuter l’entrejambe pour enlever le service trois-pièces et chambouler son système hormonal dans le but de se transformer en femme, ou en rajouter un pour obtenir l’effet inverse et gagner quelque virilité… Nip/Tuck IRL. Des commentaires soutenaient alors que ces personnes étaient « comme les autres », et avaient droit au respect, et que je ne suis qu’un gros connard. Evidemment. Mais de là à parler de « victimes »… Victimes de quoi ? D’avoir choisi de subir une transformation physique profonde qui va chambouler leur vie ? Ils/Elles ont pleinement conscience des risques, alors victimes mon cul ! Que ces phénomènes de foire assument ! Puis j’ai bien envie de vous sortir les commentaires comparant ces opérations lourdes de sens à une petite rhinoplastie… Mais j’ai mieux. Un magnifique « mets-toi à leur place ». Heu, sans façon hein… Je suis fier d’être un mec, d’en avoir deux qui pendent et trois poils au derrière, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû me mettre dans leur peau pour les comprendre. D’autant plus que vous ne le feriez pas non plus, psychologues du dimanche, alors écrasez.
16 juillet 2010 :
Deux hommes bien armés ont braqué le casino d’Uriage. Une course-poursuite avec la police plus tard, un malfrat leur tire dessus. Un policier est blessé. Riposte, et un des deux braqueurs, Karim Boudouda (déjà condamné 3 fois aux assises), se fait dégommer pendant sa fuite, alors qu’il leur tirait encore dessus. Les jours suivants : voitures brûlées, émeutes et violences urbaines dans le quartier de Villeneuve à Grenoble. Son complice, Monsif Ghabbour (un beau casier lui aussi), se fera arrêter plus tard, a été remis en « liberté sous contrôle judiciaire » en septembre, pour se faire à nouveau interpeller fin décembre… La même semaine avait eu lieu un incident dans la vallée du Cher, suite à la mort de Luigi Duquenet. On survole les gros titres pour lire (prenons une dépêche de France24…) « Le climat reste tendu (…) après la mort d’un jeune de la communauté du voyage, tué (…) par un gendarme alors qu’il essayait de forcer un contrôle routier. » Relisez bien. De forcer un contrôle routier. Et suite à ça, une gendarmerie a été attaquée à coups de hache et de barre de fer en signe de représailles, par une cinquantaine de gitans…
Gens du voyage ou pas, c’était pas le sujet du débat. Ça aurait pu être Jean-Eudes de la Miche et sa bande de chevelus, c’était pareil. Bien sûr ça a dérapé sous le statut Facebook en généralisant à tout va. Le débat dans les commentaires a surtout pris avec ceux qui soutenaient ou les braqueurs, ou le gitan, mais surtout pas (évidemment…) les méchants policiers qui n’auraient pas dû tirer. C’est vrai quoi, ils avaient qu’à se laisser dégommer proprement au lieu de se défendre, ces flics, merde… Un mec normal ne s’arrête pas quand un flic lui barre la route, il faut lui tirer dessus, on vous apprend pas ça à l’école ?! Et quand des mecs dévalisent un casino, on leur déroule le tapis rouge à la sortie, non ?! Ho, c’était de l’ironie, hein, on se calme. Par contre, le problème qui n’a pas été mis sur le tapis dans les commentaires était le rôle de la justice, des magistrats et des lois qui encadraient ce genre d’affaires. C’est peut-être parce que j’avais clôturé ce sujet avant que ça ne déraille vraiment…
3 octobre 2010 :
Le rallye de France a lieu en Alsace, Sébastien Loeb allait encore faire des miracles pour un 7ème titre, et mon statut se résumait à ça : « Facebook, c’est à peu près aussi chiant que d’attendre pendant 3 heures de voir passer une voiture 5 secondes. » Ce statut se voulait humoristique, comme d’habitude. Manque de bol, un contact apparemment fana de rallye a cru bon d’entamer la guéguerre en affirmant que je n’étais donc pas un fan de rallye, ne supportant ni l’ambiance bière-foule, ni d’attendre sur le bas-côté à me geler les miches dans l’espoir de voir arriver notre Loebele régional. Si c’est ça être « fan de rallye », alors non je n’en suis pas un… Il ne m’aura pourtant fallu attendre que 10 minutes le temps de voir arriver les Citroën dans ma rue, d’entendre les moteurs hurler, et de prendre des photos à l’arrache, sans boire la moindre binouze. Et c’était tout aussi bien, fan ou pas.
28 janvier 2011 :
Le sondage qui gratte : « 58% des Français favorables au mariage homosexuel », d’après une enquête TNS Sofres réalisée pour Canal+ par téléphone le 26 janvier 2011 auprès d’un échantillon représentatif de 950 personnes, selon la méthode des quotas. Plus de 60 millions de Français réduits à 950 personnes ? Mouais. Des foutaises, quoi, comme tous les sondages pipés dont on nous bassine depuis toujours… Mais passons, je peux déjà vous dire que je ne figurais pas dans les 58%, tout bonnement parce qu’on m’a rien demandé ! La seule emmerdeuse qui a téléphoné le matin même voulait me vendre des panneaux solaires… Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais répondu que je m’en fous complètement, obligeant les sondeurs et leurs cases « pour » et « contre » à créer une case « ne se mouille pas » sur leurs questionnaires orientés. D’où l’importance toute relative de cette statistique absurde et faussée qui va encore faire parler d’elle pendant quelques temps.
Dans mon esprit, le mariage se fait entre un homme et une femme, point. Pour les couples H/F qui ne veulent pas et H/H ou F/F qui donc ne peuvent pas, le PACS est là depuis 1999, et je trouve ça très bien ! Jusqu’à aujourd’hui, étrangement, ça n’a jamais dérangé les gays de se conformer au PACS pour rendre leur union plus officielle… Pourquoi tout d’un coup on voudrait nous faire croire que tou(te)s les homosexuel(le)s voudraient se marier comme les couples H/F ? Encore une histoire de pognon ? Point qui n’est pas clair (je ne demande qu’à être éclairci). Ce jour-là j’allumais iTélé – vu que France3 régions était encore en grève pour des raisons aussi obscures que les retards de la SNCF… – et ça parlait de gays. De ce pauvre homme qui a été tabassé dans les bois et violé par une bande de connards homophobes à la sortie d’un bar gay. C’était suffisamment grave pour en parler. ** d’ailleurs, puisqu’il y a des bars gays, existe-t-il des bars explicitement réservés aux hétéros ? Je me pose la question, mais c’est un autre débat… ** La France n’avait-elle pas d’autres problèmes plus importants et urgents à gérer que le mariage homosexuel ? Franchement ? Surtout l’avocaillon des deux lesbiennes à l’origine de tout ce tapage qui s’est fait un peu de pub en passant…
6 février 2011 :
On a découvert le corps de Laëtitia Perrais, découpé en morceaux par Tony Meilhon. Cet acte barbare entraîne une pétition pour la condamnation à mort de ce cinglé sur Facebook. Evidemment, je contribue. Je suis d’avis que la peine de mort devrait être rétablie. Vous pouvez râler, c’est mon opinion. Mais puisque le développement de cette partie est aussi long que toutes les autres ci-dessus réunies, et le découpeur de Laëtitia ayant encore fait parler de lui aujourd’hui, vous aurez droit à un article supplémentaire. Rendez-vous donc à l’article suivant.