Me revoilà sur ce blog après 4 jours d’absence, pour cause de voyage à Munich avec la promo. Les 5 heures de train du voyage retour m’ont filé un gros mal au crâne. Comment ça c’est pas le train c’est à cause des bières de la dernière soirée sur place ?
[ Attention la lecture de cet article peut être assez longue ]
Jeudi 11 janvier 2007 :
Départ prévu à 10h57 à la gare de Strasbourg, train Corail numéro machin wagon truc. Marco est là avec son paquetage, une bonne demi-heure d’avance sur les quais. Train au départ pour Munich et deux collègues qui l’ont raté… Prendront le prochain ! Rassurez-vous, ils sont bien arrivés à Munich vers les 20h… (en sachant que le trajet prend grosso merdo 5 heures).
J’ai jamais vu un train bourré d’allemands aussi calme. Heureusement que les contrôleuses et les flics étaient là pour mettre l’ambiance. Toute la promo – dumoins ceux qui sont venus – était en sommeil pendant le voyage. Ca changeait de la salle de cours !
Arrivée à Munich 15h16, de charmantes créatures et un ours mal rasé nous attendent. Les filles qui allaient nous souhaiter la bienvenue, et le prof de service. Arrivée à l’auberge de jeunesse – trop chouette – on nous présente les lieux, la salle de séjour et les bars où la bière coule à flots. A croire que ces gens-là ont de la bière pure qui coule dans leurs veines… Des sauvages, je vous dis.
Ensuite on nous conduit à l’institut où bossent nos collègues, par des tramways nommés désir souterrains, et en longeant des rues immenses, tout comme la hauteur et la taille des briques du plus simple bâtiment. C’est simple, le trottoir divisé par 2, c’est la largeur de ma rue… Et le plan des tramways qui partent dans tous les sens ressemble étrangement à l’écran de veille Windows « canalisations 3D » une fois tout rempli de tuyaux. J’en tremble encore…
Le soir, resto dans un bar branché de la ville. Tu rentres là dedans, tu ne vois plus rien, tu ne peux plus rien entendre. Lumière tamisée et bougies ambiance rouge, et musique techno à fond. Quand je dis à fond c’est à fond.
Retour à l’hôtel, soirée bière – évidemment – à 1 euro sur le coup de minuit. Là pareil, l’auberge de jeunesse héberge des jeunes (sans déconner) mais si être jeune et dans le coup c’est boire de la bière par choppes d’un demi-litre en matant des émissions sur écran géant dans un vacarme techno-wesh-portnawak en rigolant bête, alors mesdames-messieurs, je dois être vieux. C’est un fait.
Bon c’est pas tout ça mais il est 3h30 du matin, et je tente de voir le dernier James Bond sur le PC portable d’un collègue. 3h30… ben oui on est increvables, nous, dans la chambre des mecs. Les filles dorment probablement depuis bien longtemps, on ne les entend plus (et c’est pas plus mal, hoho…).
Vendredi 12 janvier 2007 :
Debout à 7h30, on attend les derniers qui peinent à sortir de leurs rêves. Au final, le petit déjeuner est pris en vitesse et le temps d’aller à la station de métro la plus proche, on a déjà du retard. Bah, 10 minutes, et alors…
Evidemment, notre chère responsable nous fait la gueule toute la matinée. Elle qui devait sûrement être sur le quai du métro depuis 5h du matin, tiens. Tss… Ah oui j’ai pas dit, on visite la plus grande agence de localisation du coin, sponsorisée par Microsoft et toute la crème de la crème. Je fais pas de pub, Google me surveille !
Sacrée visite. Rien que le trajet pour y aller. Et que je prends un métro, puis 2, puis 3, pour faire un chemin très long, suivi tant qu’à faire d’une marche tout aussi longue. Le parcours du combattant ! Et sous une fine pluie et un vent glacial force 8, c’est tellement mieux.
Une agence énorme, des ordinateurs énormes, des méthodes de gestion de projet et de sauvegarde des données complètement folles, bref, impressionnant, je vous passe les détails techniques, ça c’est mon dada…
Visite terminée, tour dans la ville de Munich, très rapide, trop rapide. Ah ils en ont des jolies devantures de magasin qui vendent tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi ! Bref quelques photos plus tard, retour au bercail munichois, évidemment en se perdant dans la ville sinon ça n’aurait pas été aussi drôle, ben voyons… Munich by night !
Suivi d’un tour à l’institut local des collègues, avec 3 heures de présentation des méthodes de gestion de projet à distance, traduit en direct par deux allemandes dans leur cabine d’interprétation. La classe, même si on ne les entendait pas trop dans le casque…
Pas de bière ce soir, on remettra ça demain. Il est 2h30, et là c’est Pirates de Caraïbes 2 qui tourne à fond sur le PC portable, suivi d’Arthur et les Minimoys. Increvables, je vous dis. On dort pas nous. Hop, à dans quelques heures !
Samedi 13 janvier 2007 :
Au programme de la journée, présentation de tous les projets français et allemands, tous très intéressants et bien argumentés, et toujours excellement traduits par nos interprètes favories. Mention spéciale aussi pour l’interprète simultané français-allemand et inversement qui traduisait à une vitesse folle. A croire qu’il avait les sources sous les yeux…
On écoute donc les projets de chacun, y compris un projet pro assez spécial présenté par un professionnel, sponsorisé par l’UE, et dont le boulot semble à priori énorme. N’intéresse personne du côté français, et encore moins du côté allemand ! Pourtant, un projet d’une telle envergure sponsorisé et payé (ah oui, ça aussi) devrait attirer la foule ! Problème : personne ne nous explique correctement le travail à faire et les suites d’un tel projet. Donc on va voir ailleurs, CQFD.
Fin des présentations, premiers adieux déchirants à nos interprètes qui s’en vont bosser et que nous ne reverrons peut-être plus, et promenade curieuse dans les jardins munichois. Enormes, comme tout le reste dans cette ville fantastique. On s’y perd, mais tant pis, on aime. Des bâtiments de fous, des Porsche à chaque coin de rue, et des gens sympas. Des étudiants mi-amusés mi-étonnés de constater que oui le « Franzose » il parle français, anglais mais aussi couramment allemand !
En tout cas pas celui qu’on vous enseigne en fac, mais celui qui sert à des conversations entre gens civilisés, et des prises de parole à la volée. Même que les Munichois trouvent que je parle « perfekt deutsch », tout en me répondant en anglais… comique. Ca a effacé d’un coup les quelques sales notes que j’ai bien pu avoir en allemand jusque là à la fac, et surtout les commentaires méprisants de certains anciens profs avec leurs airs supérieurs… (que de souvenirs…)
Merci Munich, et merci à tous les étudiants de l’institut de traducteurs-interprètes de m’avoir redonné confiance et surtout d’avoir trouvé une réelle utilité à la langue allemande : les conversations en temps réel non chronométrées, non notées, non évaluées, etc, tout ce dont chaque étudiant en faculté de langues a horreur. Un langage, ça s’utilise en conditions réelles, et tout bon étudiant Erasmus qui a osé sortir du quartier français de son pays d’accueil vous le dira. Bref merci.
Au niveau du projet pro, je coopère donc avec 3 allemands, 2 filles et un gars, et un collègue de K-web sur un remodelage de site web avec traductions vers le français à la clé. Du gros taf en vue encore jusqu’en mars, où nous accueillerons à notre tour les Munichois à Strasbourg, avec la même immense joie, et j’espère la même organisation parfaite et l’attention qu’ils ont eue envers nous. Vivement mi-mars, j’ai hâte. Des tas de souvenirs en tête, en seulement 3 jours. On en aura, des choses à raconter aux Master-1 !
Là tout de suite, je cuve encore le litre et demi de bière ingurgité pendant une soirée… arrosée. N’oublions pas que Munich est la capitale de la bière, chaque jour nous faisons honneur à la tradition… hihi… hips !
Une bonne douche froide, et hop au lit pour écrire ces bafouilles au milieu des ronflements de mes camarades de chambre (ah si ! tu ronfles !) avec les écouteurs de la radio vissés sur les oreilles, à défaut de dvd. Station NRJ-Munich 93,3 chopée sur la radio qui me maintient éveillé.
Je vais éteindre vu qu’à 10h, on libère la chambre et on lève le camp pour prendre le train de retour… Ca va faire bizarre. Dire que je voulais pas y aller. J’aurais été bien con. Sur ce, bonne nuit.
Dimanche 14 janvier 2007 :
Préparation des bagages, on vérifie qu’on n’a rien oublié dans les chambres, on ramène les draps donnés par l’auberge pour les rassembler dans des grands chariots à destination du lavomatic… Et petit déj.
Dernier regard dans la chambre 215 (séquence émotion…) et hop on est partis, chargés comme des mulets, direction la gare.
Je vais vous la faire courte parce qu’aujourd’hui c’est dimanche, donc en résumé : deux collègues ont encore failli louper le départ du train, chopé in extremis, 5 heures de voyage tranquille, et entre Baden-Baden et Kehl, comme tout train qui se respecte, tombe en rade au milieu de la voie… 30 minutes plus tard il repart, on arrive à Strasbourg dans un gros brouillard et pi voilà. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…

Articles (RSS)