
Mon premier téléphone portable (« mobaïle », comme disent ces cons de les d’jeuns) m’a été offert pour mes 17 ans – oui je n’en ai jamais eu avant, et j’ai survécu… – , un magnifique Sagem MW936E avec lecteur de carte bancaire (dont je ne me suis jamais servi, mais bref), qui s’est fait discrètement voler un beau jour, après 2 ans de bons et loyaux services, de téléchargements de sonneries – le dada de l’époque, même sans polyphonies corses – et de surf sur ce bon vieux Wap aux frais d’Orange… Si je choppe le voleur, je le… J’adorais ce joujou. Paix à son âme.
Son remplaçant en 2003 acheté à la hâte, un Samsung euh… attendez que je démonte son cadavre parce qu’évidemment c’est pas marqué sur le dessus de la coque, ah voilà donc un Samsung SGH-R210S (comprenez maintenant pourquoi ils le marquent pas dessus, c’est imprononçable…), même fonctions, plus compact certes, mais son menu de navigation était chiant au possible. Les couleurs de l’écran ? Du noir. Ah, et du blanc aussi. Enfin le fond de l’écran, quoi. On fait le deuil de l’ancien, on s’habitue à celui-là. Et surtout, on lui met une laisse et on se l’accroche au pantalon pour qu’aucun connard voleur ne vienne le chourrer. Etrangement, plus aucun vol depuis.
Mais bien sûr, en octobre 2007, monsieur Sam Sung reçoit les appels, mais ne veut désormais plus en passer, pas même un pauvre sms. Quoique la fonction Urgences était toujours active, elle. Bref, un téléphone qui ne permet pas de… téléphoner, aucun intérêt. Et plus sous garantie, of course, donc l’échange standard gratos, on oublie. Et là, avant d’acheter un nouveau téléphone, on y réfléchit à deux fois, histoire que le successeur dure aussi longtemps, sinon plus.
Stand téléphonie, bonjour. Là tu te rends compte que tu es passé à côté de plein de choses pendant toutes ces années, comme si la technologie télécom avait évolué bien plus vite que toi. Euh, c’était un peu le cas en fait. « Houy houy bonyour meussieur, kéya problème ? » « Mon téléphone ne fonctionne plus, donc j’aimerais bien en acheter un nouveau, mais je ne connais pas les dernières nouveautés. » Toujours faire celui qui ne sait rien, pour mieux cerner si le vendeur que tu as en face de toi est une bonne pâte ou un gros connard de profiteur. « Houyyy cééé paaas grave, mate mon stand et rince-toi les yeux, bonhomme ! »
Des téléphones avec des images en couleur ? Ah ça fait appareil photo ? Vidéo aussi ? Une mémoire interne digne d’un mini disque dur ? Une batterie qui s’économise ? Des slots d’extension ? On peut y mettre des jeux Java ? Ca va sur Internet mobile ce truc ? On peut le… personnaliser ? Et là, la question con qui décrispe toujours un peu le vendeur : « Euh, je peux envoyer des sms avec, au moins ? » C’est vrai quoi, on ne pose jamais assez cette question…
Résultat des courses : Sagem My850C. 170 euros et des brouettes à l’époque. J’ai encore mal. Il fait tout, sauf le café. Son seul défaut ? Coque brillante, genre qui te prend les empreintes sans l’aide des Experts ou de R.I.S., et qui graisse vite. Tout allait bien, jusqu’au jour où cet ordinateur minature décide de ne plus s’allumer. Oh le con. Oui, on le voit bien, le logo Orange. On le voit même très bien… Mais pendant 5 minutes, ayé on a compris ! Il a buggé. Modernité, je te hais. Surtout quand pour un tel prix, le cordon Data n’est pas fourni. 40 euros en supplément, à commander via leur site marchand dédié. Comme par hasard… Pas fous chez Sagem. Je l’ai commandé, vu que les mises à jour de firmware ne peuvent se faire « que » par ce biais. Firmware. Oui, c’est donc bien un ordinateur de poche, ça se met à jour ce bidule… Donc, écran qui freeze.
Là, tu apprends le sens du mot patience. Et la mienne est légendaire, donc tout va bien. Tu appelles le 3972, tu attends qu’on décroche, mais c’est sans compter la musique d’attente pendant de looongues minutes (gratuites, heureusement), pour finalement tomber sur Momo (nous préserverons son anonymat, même si lui n’a pas manqué de me signaler que notre conversation serait enregistrée en cas de soucis, normal, j’approuve). « Ah bijour, késkispass, numéro de mobile silvouplé ? » Rien qu’à son accent, tu as compris que tu en aurais pour un moment, parce que lui te comprend, mais la réciproque n’est pas toujours vraie. Et inversement…
** Je précise à ce stade pour tous les emmerdeurs (et emmerdeuses) de base qui ont l’insulte facile, tas de fauderches, que non, je n’ai rien contre les arabes, au contraire. Mais c’est un fait, appelez une hotline, il y en aura toujours un pour vous répondre. Clin d’oeil. **
Donc non, lui n’a pas la réponse à mon problème, pour les échanges, ça se passe au SAV, il me met en relation. Merci beaucoup, au revoir, tonalités, et là ça fait « c’est encore moi », le SAV est indisponible, sait pas pourquoi. Tant pis, je rappelerai, à bientôt donc. J’ai réessayé plusieurs fois, à des heures différentes de la journée desfois que, et finalement halleluïa le SAV me donne un numéro de commande comme à la charcuterie quand tu fais la queue, me précise les conditions de livraison gratuite, échange, package, date, heure, tour de poitrine, merci et adieu. Oui adieu parce que je ne compte pas les rappeler tous les jours non plus.
Depuis hier, mon deuxième My850C n’a pas planté, et il a intérêt à durer plus de 6 mois. Amen.
** « iPhone » ? Connais pas. Non, n’insistez pas. **
Mots-clefs :convergence numérique, mobile, Orange, Sagem, Samsung, SAV, téléphonie, Wap
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