Parce qu’il faut bien un premier article, avec beaucoup de texte dedans…
J’arrive tout droit de la communauté blogante de 20six.fr, filiale française de la plateforme d’origine allemande 20six.de plus connue sous le nom de myblog.de, où j’écrivais depuis janvier 2005, soit plus de 2 ans et demi d’articles. J’y parlais de mes histoires facultesques, de quelques événements (sur)médiatisés, et de mes ami(e)s, mes amours, mes emmerdes…
Vous vous demandez là, après 2 ans et demi, pourquoi quitter cette plateforme ? Tout figure encore sur mon premier blog, allez lire, mais je résume ici.
Bon. Pour ceux qui n’ont jamais blogué sur 20six.fr, disons que cet espace de blog permettait une liberté totale concernant le style et le codage de son blog, pour peu qu’on s’y connaisse en langage à balises et en feuilles de style. C’est mon cas, et je ne me suis pas privé de personnaliser mon espace, puisque c’était gratuit, et ma foi simple d’utilisation, pas prise de tête.
Arrivé en janvier 2005, j’ai appris que c’était juste après un premier lifting de la plateforme. Le changement avait été apprécié, au vu des nombreuses nouvelles fonctionnalités offertes. Voilà une communauté blogante heureuse, épanouie, racontant sa vie en long et en large, sans accrocs. Et en cas de problème, un blog de support était en place avec un responsable communication variant au gré des saisons, qui se chargeait de répondre aux inquiétudes des blogueurs débutants.
Premier couac : toujours inscrit dans la mémoire collective des 20sixiens, et dans les profondeurs de Google, février 2006. Changement de codage de la plateforme 20six, réécrite en PHP à la place du Java traditionnel d’après ce que j’ai compris, pour des raisons de sécurité. Ahem. Au passage, disparition de milliers de blogs sans explication, ceux qui restaient étant rendus « nus », c’est-à-dire sans aucun style, ou alors avec un template par défaut made in 20six.
D’où, colère des blogueurs, refonte obligatoire de la totalité des blogs pour les rendre « comme avant » ou presque, les malheureux qui stockaient leurs images sur la plateforme ont du les rechercher. Le blog de support tournait alors à plein régime (tu m’étonnes…), et je crois bien avoir connu 4 personnes différentes qui ont bien voulu se relayer au support depuis que je blogue.
Quatre personnes différentes qui ont lâché l’affaire l’une après l’autre. D’abord à cause du salaire de misère digne d’une indemnité de stage. Ensuite parce que ces responsables comm’ aimables s’en sont pris plein la gueule de la part des blogueurs mécontents qui ne savaient pas sur qui d’autre se défouler. Bon c’était un risque évident… Et surtout parce que leur rôle consistait en gros à être l’interface entre les milliers de blogueurs furax et les dirigeants allemands de 20six, qui ne daignaient apparemment pas faire passer les infos, ou alors au compte-goutte. Donc février 2006, première fuite massive de la plateforme.
S’en suit une période sombre pour ceux qui étaient restés comme moi (les fous !), à scruter la moindre faille, et à sauvegarder frénétiquement tous les articles écrits sur le blog, « au cas où ». La moindre coupure de serveur était remarquée immédiatement, et relayée par le support quelques jours plus tard, avec moult critiques de la part des blogueurs, ça va de soi… L’ajout de commentaires sur le support a fini par être désactivé, d’où zéro communication avec les responsables de la plateforme. Déjà qu’avant les infos ne circulaient pas vite, là elles ne circulaient plus.
Le coup de grâce a été porté par 20six.fr en fin juillet / début août 2007, avec ce que j’appelle la Time Machine (TM), la seule innovation 20sixienne qui nous a fait faire un bond en arrière de 8 mois sans aucun effort. Je précise le « .fr » parce qu’aucune autre filiale n’a été touchée par ce problème (à savoir .de, .es, .co.uk, .nl). Tous les articles écrits entre décembre 2006 et juillet 2007 avaient été supprimés sans la moindre explication de la part des administrateurs de 20six, du webmaster nouvellement en place sur le support, bref zéro infos.
Tollé général, nouvelle fuite massive des blogueurs vers de nouvelles plateformes plus sûres. Et quelques semaines (!!!) plus tard, un mot d’explication de la part des responsables techniques dans un français approximatif tiré d’une traduction en ligne façon google de l’allemand au français. Ah les 20sixiens s’en souviendront, du « je suis tres desole ».
J’entends par plus sûres des plateformes avec « des gens au bout du fil », des communautés internes ou externes d’entraide, des mises à jour régulières et expliquées dans le détail même pour le newbie, et surtout en cas de crash massif (ça peut arriver partout, même chez Micro$oft), des moyens de sauvegarde et/ou de transfert des données.
Etant de formation mi-langues, mi-informatique/multimédia, j’aurais pu reconstruire une interface de blog perso de A à Z. Mais ça m’aurait bouffé pas mal de temps pour peaufiner tout ça, et j’avais d’autres choses plus urgentes à faire. Donc me voilà avec WordPress, à me dépatouiller avec ce système dont j’avais entendu dire du bien. A juste titre… Après quelques temps d’adaptation, ça devrait le faire.
Viendez dire bonjour !
[Edit] Tous les articles datés d’avant le 30 septembre 2007 présents sur ce blog ont été transférés depuis mon blog originel, le fameux « love-me-tendeur ». [/Edit]
Mots-clefs :20six, love-me-tendeur, migration
Articles (RSS)