Posts Tagged “gare”

Deux clics plus tard, me voilà sur Internet, pour visiter un site d’offres d’emplois. Je trouve mon bonheur sur Lyon, Paris, Montreuil, Paris, Lyon, Paris, Paris… Paris. Mais… y a que Paris en France ou quoi ? Passé le quart d’heure à soupirer rien qu’en imaginant les cartons s’empiler pour un éventuel déménagement, une annonce m’interpelle. Et quand une annonce m’interpelle, c’est qu’elle crie très fort, hein. A Paris, mais elle crie très fort quand même.

Donc on suit la procédure du site et surtout les recommandations de la boîte qui a posté l’annonce, et on envoie un e-mail avec cv. Et parce qu’on est prévenant, on fait pareil par courrier postal, desfois que. Le soir-même, mon portable me pétrit les poches, format vibreur qui-te-réveille-un-mort. C’est étonnant comme les boîtes loin de chez soi te recontactent dans la seconde, alors que celle du coin de ta rue te font mariner des semaines entières. Mais bref. C’est l’un des responsables du Service de l’Information du Gouvernement qui appelle, le fameux SIG. Oui, rien que ça, je sais. Le mot « gouvernement » fait toujours cet effet dans la tête des gens, à croire que ce sont des postes inaccessibles, etc. Bah la preuve que non, suffit de coucher pour réussir le vouloir. Curieux après avoir lu ma prose électronique, il veut me voir sur Paris dans la semaine. Ô joie.

Ô stress surtout. Strasbourg-Paris c’est un espace/temps à prévoir. Et le Gouvernement français, un style. Et voilà Marchiavel qui prépare son costard-cravate, passe sa nuit sur le net pour préparer ses idées et son chemin sur Google Maps, et fonce à la gare chercher un billet de TGV (bénie soit la Carte 12-25), un plan de Paris et de son métro. Le décryptage de ce plan est un sport à lui tout seul. Sont fous à la RATP ! Mais au moins, les souterrains parisiens n’ont plus aucun secret pour moi, pas plus que Paris-10e ou Paris-7e…

Jour J, gare de Strasbourg. Marchiavel avec sa sacoche en bandoulière contenant un million d’euros son laptop, son mobile, ses dossiers et son plan de Paris, s’installe. Je précise pour l’assistance que c’est la première fois que je « monte » à Paris seul, et surtout en costard-cravate. L’habillage violet des sièges façon Lacroix brûle toujours autant les yeux, et la gare s’éloigne peu à peu. Mais pas si vite que je l’aurais cru. La légende des 574,8km/h s’estompe sur les lignes commerciales, étant donné que jusqu’à Baudrecourt, la ligne classique n’autorise qu’un « pauvre » 220km/h et le loisir de compter les brins d’herbe. C’est seulement après que la LGV Baudrecourt-Paris autorise des burnouts ferroviaires de plus de 300km/h. Ca valait bien ma Corvette. Là c’était le pied.

Gare de l’Est, Paris. Le cliché du paysan alsacien en costar qui découvre la capitale. Mais on s’en fout. Paris c’est beau, Paris c’est grand. Sauf peut-être l’énorme tente montée dans le parc de l’hôtel Marigny pour la visite spéciale de Kadhafi. Sauf les services d’ordre planqués dans tous les coins des rues voisines et devant les bâtiments officiels d’où sortent en nombre des Vel Satis, des 607 et des C6 aux vitres fumées. Et sauf ces énormes pigeons qui ne s’écartent même plus quand tu passes à côté d’eux, l’air de te regarder en disant « kestuveux »! Je parlais des oiseaux, hein. Oui parce que vous pourriez confondre…

Bref j’arrive au SIG après avoir marché comme un pacha le long des trottoirs qui font trois fois la largeur de ma rue. Et… il m’est interdit de vous raconter la suite des événements, vu mon habilitation Secret Défense.

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Je marche direction gare, dans le bruit les travaux les ouvriers tout ça, et arrivé sur la voie 1, je tourne bêtement la tête vers l’escalier qui redescend vers le hall (bon bref jusque là vous vous en foutez, je vais pas vous faire un plan de la gare de Strasbourg – encore que ces derniers temps ça serait pas du luxe…), et je fixe une jolie blonde près de cet escalier.

Mais celle-là me regarde avec un sourire amusé. Elle me fixe, je la fixe. Elle rigole, je viens de comprendre. Je viens de retrouver une de mes amies de collège, que je n’ai pas revue depuis 7 ou 8 ans facile. Pourtant on a fréquenté le même lycée, mais dans des sections différentes, donc bon voilà. Jacques Pradel est passé par la gare de Strasbourg et a organisé nos retrouvailles…

Elle me regarde et me fait avec son air moqueur qui n’a toujours pas changé : « alors, maintenant tu cherches qui c’est hein ?! » Tu m’étonnes que je l’ai reconnue ! Nathalie ! (voilà, maintenant vous savez son prénom).

Dans le train, en une demi-heure, on a passé en revue absolument toutes les années collège et lycée, les profs, les cours, que deviennent les amis perdus de vue, et puis qu’est-ce que tu deviens, etc. Ca fait drôle. Des surprises parfois : un gars, très sportif et qui m’en faisait baver au collège, est devenu menuisier. Moi qui le voyait faire carrière dans le rugby… soit.

Peut-être même qu’on réussira à organiser une soirée avec tous les « anciens » du collège, mais pour réussir à avoir une photo dans le journal type « classe 1984″, on devra bien s’y prendre 2 ans à l’avance ! Autant dire que c’est pas gagné…

Angleterre 1997
1997, nous v’là collégiens en Angleterre…

Je me demande encore comment elle m’a reconnu à la gare… Je ne suis plus le Marco de la photo, haha. Par contre, elle a toujours sa jolie frimousse.

Bisou si tu passes par là un jour.

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I. Se lever quand le réveil sonne, descendre les escaliers sans s’aplatir sur le crépi plus bas (vécu), grommeler, ptit déj’, partir.
II. Aller à la gare en zigzaguant sur la nouvelle route pleine d’angles et de trottoirs coupants censés limiter la vitesse, rire de la connerie de la DDE.
III. Saluer la guichetière habituelle, demander un livret d’horaires, demander le billet de train pour septembre, payer le billet sans broncher.
IV. Finir sa nuit dans le train en priant pour ne pas entendre de sale gosse qui crie, traverser le chantier à Strasbourg, faire revalider la Badgeo.
V. Ne pas se faire écraser sur la route, prendre le tram direction Esplanade, trouver son chemin à travers un autre chantier, arriver à la fac.
VI. Faire la queue 30 minutes devant une porte pour s’inscrire, entrer, rester poli avec la jolie demoiselle, tendre la paperasse, revérifier, dire au revoir et aller au guichet « G1 ».
VII. Dire bonjour à une autre jolie demoiselle (décidément !), donner sa photo, lui demander son numéro, connaître le montant exact à payer, aller au sous-sol puis guichet « G2 ».
VIII. Courir à l’agence comptable du sous-sol, avec la fameuse « quittance » pour lâcher plus de 400 euros, évidemment ils veulent une pièce d’identité…
IX. Revenir à 2m du point de départ au « G2 », saluer une autre jolie guichetière (ben quoi…), montrer le tampon sur la quittance, recevoir la nouvelle carte d’étudiant avec un agenda, dire merci, et s’étonner de l’étonnement de la demoiselle qui lève des yeux émus à l’écoute de ma voix en me renvoyant un chaleureux « de rien ! ». A croire que les autres sont pas polis…
X. Aller récupérer le diplôme papier de Licence qui traîne dans leurs cartons depuis trop longtemps au fond de la pièce de départ où le paresseux de service somnole, lui tendre le justificatif, prendre ce diplôme, faire une demande pour le diplôme du Master1 qui sera donc disponible l’an prochain, quand j’aurai eu mon Master2, cherchez où ça coince…
XI. Aller à la pêche aux renseignements à propos des emplois du temps, et surtout des droits spécifiques au Master qui sont à cette heure toujours impayés, à savoir 1400 euros !
XII. Changer alors de bâtiment, tambouriner à la porte de la responsable du Master, et apprendre que ohlala dis donc y a pas le feu, on verra ça le 18 quand vous serez tous là. Okééé !

XIII pour le fun. Faire des photos du bazar qui règne à Strasbourg.

travaux gare
les hôtels à droite, la gare à gauche
avec sa future façade de verre, et les grues…

travaux lycée
extension d’un pôle sciences du lycée Jean Rostand,
pause casse-dalle pour les ouvriers…

travaux umb
en face du Patio, travaux pour extension de l’UMB,
photo prise du haut des salles 32xx…

travaux sable
à l’Est du terrain de foot, un nouveau bac à sable
pour les bizus de 1ère année !!!

[Edit du 20 septembre]
Je suis officiellement entré en Master Pro Caweb depuis lundi. En 3ème cycle, quoi (je m’la pète maintenant, après j’aurai plus le temps). Et je vais tourner à 42 heures hebdo selon la semaine type. Ca promet… Avalanche de détails dans une note à venir. Mais soyez pas trop pressés de me lire, faut aussi que je pense à respirer un peu avec tout ça…
[/Edit]

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Comments 4 bafouilles »