Avant de commencer, je tiens à remercier ce cher Mr Guillet, mon prof de communication en DUT GI à Illkirch. J’écris son nom en entier car j’espère bien qu’il le trouvera sous Google comme tout bon geek qui se respecte. Remerciements pour tous ses cours qui m’auront appris à développer une concentration à toute épreuve face à ses agressions verbales si spontanées, et surtout à rester zen… Si je le remercie ici, c’est que je suis en train d’appliquer la quasi-totalité de ses conseils en ce moment-même, dans mon bureau de stagiaire…
1er jour, 13 juin 2005
…où je m’ennuie profondément. Mais comment se fait-ce ? Ben je suis seul aux commandes ! A peine commencé, j’ai eu droit aux clés du « château », et à quelques consignes, pour que la gérante puisse bosser at home. La planque. J’entends par château… 9m² sous les toits, au 4ème étage d’un immeuble occupé par une floppée de médecins. En cas de malaise au moins, y aura toujours du monde !
Du monde ? Une secrétaire qui vient bosser à côté pour une autre boîte inconnue au bataillon. Pas de bruit, à part les voitures et les camions qui klaxonnent sur les routes visibles du vélux, seul contact avec l’extérieur et seul moyen de changer l’air… Pas de musique sur ce PC… Personne avec qui j’aurais pu rigoler un peu. Les collègues sont accessibles soit par téléphone, fax ou mail. C’est le principe même de cette boîte que je ne nommerai pas, pour ne pas que copain Google vienne fouiner, et par la suite que la gérante tombe dessus ! (ma théorie du big blog s’applique aussi à moi…). La gérante réceptionne les clients qui ont des documents à traduire, et disperse les tâches aux traducteurs collègues et amis. Je pensais que moi aussi, mais non. Ca va être rare. D’où ma frustration. J’étais aussi venu pour ça…
Bref, j’attends que ça se passe… Je relis aussi des documents traduits par des pros (et je suis foutu de trouver des fautes !). A propos : j’ai enfin appris à me servir d’un fax ! (qui a dit « la honte » ?) Apparemment je vais me charger de l’ADSL. Préposé informatique, oké je m’en occupe ! Parce que attendre 2 minutes entières qu’un mail arrive – et encore sans pièces jointes – ça va une fois hein…
2ème jour, 14 juin 2005
Y a eu du taf aujourd’hui. Mais ma montre avance toujours aussi lentement. Je suis prévoyant : tel MacGyver moderne en baggy, j’ai bourré mes poches de tout ce qui pourrait m’éviter un ennui mortel et pallier l’absence de MSN et de mon cher ADSL au bureau quand le chat n’est pas là (pardon : quand la gérante est partie bosser chez elle).
Inventaire :
-Une clé USB pour ramener quelques mp3 et docs « distrayants ».
-Une radio portable ultra-plate histoire d’avoir du son, avec Europe2 et Arthur dans les oreilles…
-Mon portable, sans qui je ne peux plus vivre, utile tant que la batterie est à fond…
-Des piles, pour la radio (on sait jamais).
-Des chewing-gums, pour bouger les mâchoires un minimum.
-Mon portefeuille, avec des sous, puisque la ville est à deux pas…
-Les clés de ma voiture.
-Un nettoyant lunettes, hé oui c’est toujours pratique…
-Un stylo, puisque ceux du bureau sont aussi pleins que moi je suis pape…
Et les clés du bureau, de l’ascenseur, de la porte du coffre fort… enfin vous m’aurez compris, j’ai gagné à Fort Boyard ! « J’ai la clé, j’ai la clé ! » Dans combien de poches tout ça ? Deux, pourquoi ? Hé là qui va là… Bon, c’est l’heure, je me casse pile poil à l’heure. Je suis quand même payé, faudrait pas que j’abuse, voyons… Je transfère les lignes, je ferme tout, et adieu l’ennui.
3eme jour, 15 juin 2005
Je ne me suis pas ennuyé une seconde le matin… des fax à gogo, des lettres à taper pour une bonne quinzaine de personnes, des réceptions de mails qui ont occupé facile une bonne heure… avec notre pauvre connexion RTC 5ko/s et son bruit d’accompagnement, « biiip biip crrrr PCchhhh puiiii bip ding… Je sais, on peut virer ce bruit, mais ça risquerait de casser les habitudes de la gérante. Ne surtout pas s’imposer dès la 1ère semaine !… 8 fichiers pdf de 2Mo, dans lesquels il faut bien évidemment compter tous les mots. Et ceci a occupé l’autre moitié de ma matinée…
Je hais les clients qui envoient des pdf où il est impossible de compter les mots, ni de les extraire ! I hate ! I hate ! Pensez aux pauvres traducteurs qui doivent compter vos mots, et pensez surtout que si ce travail se révèle trop chiant, Marco se charge personnellement de rajouter un certain nombre de mots (par exemple pour un horaire genre 12h19, je compte 3 mots…) et par conséquent de gonfler la facture. Nan mé ho !
Bref, nous sommes l’après-midi, et la gérante (MC) – donc MC n’est pas là du tout. Je ne suis pas neuneu, je sais très bien qu’elle suit les mails de chez elle, et qu’elle surveille sa ligne (de téléphone hein, quoique l’autre aussi, hihi !). Elle est gentille, très gentille, trop gentille… c’est bien pour ça que je fais profil bas. Méfiance hein, on sait jamais… Je déconne, MC est géniale !
Puis, aujourd’hui, en plus de mes poches pleines, et puisque je suis tout seul dans mon cagibi à mater les pigeons (vue sur une cour intérieure déserte, le top…), j’ai ramené de la lecture et des dévédés !!! Autant pousser l’ordi un peu avec le générique de Stargate SG-1 ! Aaaah que c’est bon. Mais crispé quand même : la souris sur le bouton stop si quelqu’un débarque ou appelle.
4ème jour, 16 juin 2005
Maintenant je m’occupe de ce PC qui est encore en chantier… donc j’installe, je vire, je copie-colle, j’ordonne, la totale. Et je continue le thème fr/de que j’ai eu le droit de faire. P’tain c’est ce type de documents qu’on aurait dû faire en cours… on se dit « fastoche » à la première lecture, et finalement on en arrive à fixer plus les dictionnaires que le texte à traduire. Grand moment de solitude…
5ème jour, 17 juin 2005
Je terminerai plus tôt. Ca me fera donc 1h30 en moins ! Yes ! Et vivement le weekend.
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