Posts Tagged “boulangerie”
Pas blogué hier… Haha je suis rentré à 12h de ma longue matinée boulange, allongé à 13h après la mangeaille, et le seul truc dont je me souvienne, c’est d’être tombé du lit en voyant le réveil me narguer avec ses « 19:00″… CQFD.
La journée d’hier était des plus chiantes. Les agents de sécurité (sommes-nous réellement en sécurité avec eux ?) ont trouvé un nouveau moyen de justifier leur salaire… Au lieu de surveiller les mouvements de tous les employés et des clients le jour, ils harcèlent les boulangers… Pour copieusement nous emmerder, ils ont délaissé les talkie-walkies pour des… appareils photo ! Pour avoir des preuves, qu’y disent… Vont pas faire long feu (les appareils et les agents) ! Réalisent pas que sans les boulangers, pâtissiers et viennoisiers, leurs 3 heures (oh pardon leur quart d’heure ** siffle **) de pause quotidienne sera beaucoup moins agréable sans nos petits pains… Ne jamais emmerder un boulanger !
En montant à l’étage des bureaux, à n’importe quelle heure de la journée, la salle de pause spécialement aménagée pour nos fainéants de fonctionnaires est toujours pleine ! Pendant que nous permettons à ces tire-au-flanc de se goinfrer entre deux saisies hyper-compliquées ** s’étouffe ** sur leurs tableurs.
Petit topo : couloir de service, 4m de large, longe le magasin derrière les ateliers, dont la boulange. Place réservée pour les palettes et utilisée surtout par la boulangerie pour entreposer les lourdes palettes remplies par 2m de haut de cartons de pain de mie. Autant dire que le pain de mie se déguste, et que c’est pas non plus une sinécure de déplacer ces monstres avec un tire-pale manuel.
Donc v’là le Seigneur Sécurité (SS) qui mitraille de photos et qui demande aux boulangers de déplacer ces palettes parce que « ça dérange ». Qui donc à part lui ? Debout depuis 5h, les boulangers déjà depuis 2h, et Môssieur arrive avec ses gros sabots et veut gouverner le couloir. Inutile de dire que l’envie de lui mettre un pain (et de la part des boulangers, c’est cocasse…) était très forte.
D’autant plus que la 2ème sortie est tout aussi bouchée par des quantités astronomiques de vélos qu’on se demande comment ils font pour les vendre, et ça ne dérange absolument personne… Maiiiis moi ce que j’en dis…
A part ça, encore une semaine à ce rythme et c’est la quille. Pluton n’est officiellement plus une planète suite à la décision de quelques imbéciles scientifiques (ça m’empêchera pas de dormir), nos casques bleus vont se faire chier/castagner au Liban (rayez la mention inutile), c’est bientôt la rentrée on va finir par le savoir, et les escargots au raisin au ptit déj’ c’est bon.
Mots-clefs : boulangerie, couloir, escargots, sécurité
Une bafouille »
Article à contraster avec celui du 25 décembre 2005…
Alors que d’autres sont bientôt au bout de leurs contrats de travail, Marco est allé remplacer depuis peu une nana qui ne donne plus signe de vie à la boulangerie. A disparu sans laisser d’adresse. Ne sera donc pas indemnisée. Et évidemment, le joker qui remplace, le « réserviste », c’est bibi…
Je vais donc empocher ce qui aurait dû lui revenir. Tant mieux, ça sera toujours ça de moins à sortir pour payer la somme indécente de l’inscription de septembre… Fait quand même chier, je voulais des vacances complètes moi ! 40h hebdo à la rentrée devant un PC bridé de la fac, ça suffira, merci.
Les vieilles habitudes de la boulangerie reprennent donc le dessus (commencé ça à 17 ans les étés et périodes de fêtes, pour ceux qui suivent pas). Et tous les matins 4h30, le portail qui grince et les feux qui virent toujours au rouge quand j’arrive. Jusqu’à midi où les feux rougissent toujours… Loi de Murphy, quand tu nous tiens…
Remplir ces [censuré] de rayons avec des dizaines de marques de pain de mie en les ramenant sur un tire-pale bourré (le tire-pale, pas moi !), ensuite les cartons de bretzels, puis les croissants, puis… aargh ! Pasquier, Harry’s, et Jacquet (entre autres) me gavent l’estomac ! Et ne pas oublier de mettre au congélo ce qui ne sort pas, à -40°C (j’exagère…) : quand des stalactites se forment sous ton nez, c’est qu’il est temps d’en sortir…
Mais soyons positifs, tu peux au moins débrancher ton cerveau pendant quelques heures. Tu n’en as pas besoin. Fais ton boulot dans les temps, au lieu d’en perdre inutilement en réflexions profondes sur « Ce nouvel uniforme était-il nécessaire ? », « Pourquoi on range ces boîtes comme ça ? », ou encore « Quel intérêt de disposer les croissants en 4×8 sur la plaque ? ».
Ne réfléchis pas, padawan, fais, et tu ne seras pas inquiété. C’est le chef qui a dit. Et je connais le chef, alors… ** siffle **

©MaWebcamàMoi
A défaut de bronzer pendant les vacances, on se fait les muscles. J’ai des gros bras. J’aime ça. Si ça vous plaît pas c’est pareil.
[Edit, 16h19]
Coup de théâtre ce matin, 7h. La demoiselle arrive tranquillou pendant que bibi rangeait les montagnes de cartons de pain de mie depuis 5h30. Elle croyait peut-être reprendre sa place et bosser comme si de rien n’était…

Le chef la reçoit avec les formules d’usage : « Nan mais tu te crois où ? On s’est inquiétés pour toi, on t’a cherché partout, laissé des messages, et toi tu donnes pas de nouvelles ? » Manquait juste le « connasse » qu’il a bien failli sortir, mais il se contrôle.
Réponse de l’intéressée : « Oui mais j’avais plus de crédit sur mon portable pour vous appeler. » Ca se passe de commentaire (enfin vous, vous pouvez commenter ici…).
Résultat, elle a dû signer sa démission. Et je continue à plaquer mes petits pains et tout le reste jusqu’au 2 septembre. Ca me désole presque que ce soit moi qui la remplace, mais en fait non. J’ai déjà entendu cette excuse quelques fois de trop, mais ce matin c’était énooorme !
[/Edit]
Mots-clefs : boulangerie, loi de Murphy, pain de mie
4 bafouilles »
…en période de Noël, ô joie ! Et surtout à Auchan (pour ne pas lui faire de la pub…). Debout 4 heures du mat’, et avanti jusqu’à midi au moins… Parcours du combattant pour remplir le rayon de pain de mie, vider les cartons de spécial tranche foie gras et saumon pour les moldus qui sont persuadés qu’en manger, c’est jouer les riches… Remplir l’autre partie du rayon avec toutes les sortes de pains possibles, de ptits pains, de chaussons, de chouquettes, de navettes, de lunettes, et ** bhûrps ** pardon, d’assortiments et de sachets en tous genre… tout ça avant que le client ne débarque avec son caddie sur son circuit favori pour faire crisser les peuneus du caddie : les allées de l’hyper…
Qu’est-ce que j’aimerais vous montrer ça… Ouverture des rideaux de fer à 7h30, on dégage les rayons, et place au spectacle : les vieux en survet en première ligne, tête baissée, la liste de commissions dans une main, le caddie dans l’autre, et les clés de l’Audi dans la poche… à fond les ballons dans l’allée centrale, direction la boulangerie et la poissonnerie histoire de remplir encore plus le frigo qu’il ne peut contenir. Pathétique. Mais très bon pour nous héhé, la moitié du chiffre d’affaires en période de fêtes, c’est nous !
Parmi ces gens, des super sympas évidemment, mais surtout des emmerdeurs, faut dire ce qui est. Entre le vieux (toujours eux hé oui, car les moins vieux ne sont pas aussi fainéants et exigeants – laisse-moi rigoler – ) qui demande où se trouve le pain dans le rayon qui est juste devant lui (groumpf), ou celui qui te demande d’aller le chercher parce qu’il a la flemme de tendre la main (re-groumpf), c’est du pareil au même…
Mais ce que je ne supporte pas, c’est les gens qui t’aboient dessus comme si t’étais une sous-merde, genre « c’est qu’un employé »… Alors là, t’apprends à rester zen et à contenir ton envie de leur botter le cul ! La première chose qu’on t’apprend en tant qu’animateur, c’est la règle du SBAM+. S’il-vous-plaît, Bonjour, Au revoir, Merci, et un bonus avec A bientôt, et la formule clé genre Bonnes Fêtes. On devrait étendre cette règle aux clients. Il est 7h30 pour tout le monde, faut pas pousser. Et c’est comme ça toute la journée !
- Technique n°1 face à ces guignols après qu’ils vous aient agressé d’un air supérieur, sans la moindre notion de SBAM+ : un désarmant « Bonjouuur ! » qui les laisse généralement sur place, comme s’ils avaient perdu tout langage articulé.
- Technique n°2 : l’ignorance. Mais là, attention, si le client insiste en gueulant de plus belle, et en serrant les poings, voir Technique n°1. Sinon, leur apprendre la politesse. Carrément. Et là j’arrive avec ma philosophie personnelle :
« Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont. »
Je fais court sur les Allemands de passage qui cherchent du « Brot für Weihnachten », et d’autres trucs que j’ai pas tout compris quand même non plus et que j’ai envoyé hier oben ist es, et un Italien persuadé que tout le monde parle sa langue (et sans les mains !)… « Quanto costa? » Mais bien sûr (je traduis : « Combien ça coûte ? » ). En tout cas, merci LEA !
Enfin bref, mon dieu qu’il est long cet article, et t’as vu l’heure ? Nan, le meilleur moment, c’est quand même… la pause !!!

Mots-clefs : boulangerie, clients, pain de mie, SBAM+
Une bafouille »
|