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Gros consommateur de la petite lucarne – quoique petite, tout est relatif vu la taille de l’écran… – voici un florilège des programmes les plus intéressants (ou pas…) vus depuis le dernier article. Avec mes critiques qui vous énervent à chaque fois au plus haut point, sinon ce ne serait pas drôle.

N’ayant rien téléchar… heu… regardé d’américain depuis que les séries US sont arrivées au terme de leurs saisons respectives, voire ont été annulées purement et simplement – j’en reparlerai avec Stargate Universe, mais d’abord je sauve les meubles pour vous faire saliver – NBC nous a sorti le 2 juin une nouvelle série pour pleurnicheuses en mal de romantisme télévisuel et de sexe ah-oui-mais-non : Love Bites… Même sans la consonnance française du verbe to bite (bit, bitten), je ne veux même pas savoir qui va mordre qui… Et suite aux affaires mêlant les ébats de Copulator (Dominique, le nôtre) et de Sperminator (Arnold, le leur), je trouve ça cocasse. Coïncidence, je n’crois pas.

Mais revenons un peu à la télévision française…

zapping et bébés zappeurs
** Aucun lien avec le retour de Ségolène sur Canal+ hier soir… **

Julie Lescaut

Petite soirée télé avec une série bien française qui sévit sur nos écrans depuis 1992 : Julie Lescaut. Elle est revenue le 2 juin plus rousse et potelée que jamais, mais c’est comme ça qu’on l’aime. Par contre, aucun scooter à l’horizon, à part celui du générique qui la rend désormais encore moins crédible que Frédéric Diefenthal en flic dans Taxi

J’avais bien essayé de regarder M6 qui diffusait Mamma Mia, tiré du succès du groupe ABBA comme chacun sait. J’ai lâché l’affaire au bout d’un quart d’heure. Les reprises de chansons ne valaient pas les originales, au secours. De la camelote mélodramatique pour fans de Bieber, ça. Avec ou sans Pierce Brosnan… La seule véritable attraction du film étant la présence de Julie Walters, alias Molly Weasley. Avis aux Pottermaniaques. Même Véronique Genest déguisée en Janis Joplin était plus crédible ! Et tellement plus funky !

Oui donc, Julie Lescaut. J’ai cette fâcheuse tendance, quand je regarde une série, un film, ou peu importe, à chercher le nom de l’acteur ou de l’actrice qui joue, dont la figure me dit quelque chose quand son nom ne me saute pas à la gueule. Quitte à me triturer les méninges jusqu’au générique de fin… Je peux oublier des noms, mais jamais un visage. Et là, une nana m’interpelle : le médecin légiste… Oui, il s’agit bien de la nana de la pub de 2009 « Un genre de roquefort ? ça n’existe pas. », alias… Sandra Valentin. Déjà vue à l’époque chez Drucker dans Studio Gabriel, ce qui ne nous rajeunit pas. Cette nana est… renversante ! « Mêêêh ! » Casting de rêve.

Interpol

Le 16 juin, diffusion d’épisodes d’une nouvelle série avec Corinne Touzet. Qui persiste à jouer la fliquette alors qu’elle a choqué des millions de gens à l’époque en tuant son personnage façon Justin Bieber dans l’épisode final de feue Une Femme d’Honneur, dont les rediffusions occupent en ce moment la grille de TMC. Oui, j’ai spoilé, pardon à tous ceux qui ont pris la série en cours de route, hein. Elle meurt à la fin, c’est dit.

Interpol… j’ai déjà vu cette série, mais quand ? Aaah oui. Il y a un an déjà. Le 20 mai 2010 exactement. TF1 diffusait alors le seul épisode de ce qui allait devenir la « saison 1 » de la série… Ahem. Un an après, donc : début de la « saison 2 », avec une Corinne Touzet qui annonce déjà dans les pages de TV Magazine de la semaine son départ de la série. Ça promet ! Je schématise : un épisode, puis une année rien, puis la suite en grande pompe. TF1 nous refait le coup de « Clem » ou je rêve ?

Un pilote d’une heure qui fait une très bonne audience, puis plus rien pendant un an – même pas un teaser sur le net – puis une plâtrée de 6 épisodes pendant 2 semaines, et appeler ça une « saison », c’est… oui, un foutage de gueule. Et pendant ce temps, les usines à gaz aux quatre coins des Etats-Unis exportent des séries par pelletées avec de vraies saisons de 20 épisodes minimum. Pas étonnant qu’on se jette dessus. Même si ça devient autant la mode chez eux en ce moment de saborder leurs meilleures séries, m’enfin…

Daniel Balavoine

Un peu de divertissement avec une soirée dédiée à Daniel Balavoine le 18 juin, pour l’anniversaire des 25 ans de sa mort. Soirée enregistrée sur TF1, pléonasme. J’avais une raison toute particulière de regarder ce show qui se trouvait dans les choristes ce soir-là, mais que je n’ai même pas aperçue à l’écran ! Clin d’oeil. Mais quel massacre, bon sang quel massacre. Les artistes invités, hein, pas les choristes, eux c’était excellent !

Je n’adhère déjà pas au principe des chaises musicales, qui consiste à donner une chanson d’un artiste et à la faire interpréter par un autre, surtout quand les deux sont vivants. Bon ok, Balavoine est mort, ils n’ont pas trop eu le choix… Aucune idée de qui fait le tirage au sort, comme aux Enfoirés : toi tu chantes ça, toi tu chantes ça, toi tu chantes pas. Et Balavoine chantant avec une voix suffisamment aiguë pour empêcher même Christophe Maé de s’approprier un de ses textes sans péter une corde, c’est pas évident. Le seul qui y arrive, finalement, c’est Grégory Lemarchal ! Zut, il est mort aussi… Décidément !

Mais alors Grégoire et ses boules Quies bling-bling géantes dans les oreilles qui reprenait « Tous les Cris les SOS », au secours… Toi plus moi plus tous ceux qui sont seuls ? Toi plus moi plus ma main dans sa gueule, oui ! Quelle catastrophe ! Je ne comprends pas qu’on puisse laisser un type pareil chanter seul sur une scène. Ou pire, chanter les chansons des autres. Surtout quand ils ne peuvent plus se défendre.

Idem pour Daniel Lévi qui a chanté comme une patate. Il devait être bourré, c’est pas possible autrement. Quand je pense qu’il nous faisait rêver il y a 10 ans avec les Dix Commandements, et là on le voyait complètement à côté de la plaque chanter avec Lââm. Heureusement qu’elle avait relevé le niveau de la chanson, vu son talent passé pour reprendre avec succès du Michel Berger. Mais si, souvenez-vous : « Je veux chanter pour ceux, qui sont loin de chez eux »… Quoique c’était peut-être sa coupe de cheveux indéfinissable qui rendait Lââm moins rasoir que Daniel Lévi…

Oh pardon, y aurait-il parmi vous des fans hystériques qui tenteront de me crâmer la bouche avec leur briquet de concert à moitié vide parce que j’égratigne leurs idoles ? Je préfère demander tout de suite, on sait jamais. J’ai ce don pour heurter les susceptibilités…

Talk shows

Télévision française façon talk shows aussi, avec des invités qui font grincer des dents tant leur actualité (et/ou leur passé) est trouble. Ou au contraire pleinement justifiée, ce qui est encore plus terrifiant tellement leur passage les aurait presque fait passer pour des anges de la téléréalité.

Sur Canal +, le 18 juin, Thierry Ardisson fait appel (du 18 juin… ça c’est fait) à Maxime Brunerie sur son plateau, sous le regard médusé de Laurent Baffie, qui n’est pourtant pas le dernier à déconner. Mais c’est qui ? Bio express : a voulu tuer Chirac en 2002, sorti de taule en 2009 (7 ans au lieu de 10…) et guest-star en 2011, parce qu’il sort un bouquin ! Tiens, tiens ! Et comment il se la pétait sur le plateau avec ses yeux pervers qui rappelaient furieusement ceux de Malcolm_McDowell dans Orange Mécanique ! Limite si c’est pas la faute des gens s’il a mal tourné ! J’ai halluciné. Ah, et il avait « tenté » de se suicider… Encore un qui s’est raté. Si je peux vous demander quelque chose : n’achetez pas son bouquin. Ne donnez pas à ce cinglé plus d’importance qu’il n’en a.

Suite le lendemain sur TF1 cette fois, avec Harry Roselmack qui invite Omar Raddad. Bio express : Affaire Ghislaine Marchal, 1991. Le fameux « Omar m’a tuer ». Condamné à 18 ans, libéré en 1998. Nombreuses demandes de révision du procès. Un livre publié en 2002 – ah tiens… -, et un film qui sort aujourd’hui ! Si réellement c’était pas lui, c’est juste énorme. Mais alors, c’était qui ?

Quand même, ça me fascine. Plus c’est glauque, tordu, malhonnête et pas clair, plus les gens sont prêts à suivre et acheter les bouquins de tous ces meurtriers, violeurs, arnaqueurs (je pense là à Christophe Rocancourt), pseudo repentis… Et surtout, prêts à payer pour aller voir les films qui sont issus de ces histoires. Le cinéma n’a donc plus aucune imagination pour en être réduit à tourner de plus en plus de trucs de ce genre ? Loin de moi l’idée de n’aller voir que des films Bisounours, mais là ça frôle l’indécence. Surtout quand tu sais qu’en sortant du cinoche ou de la librairie, tu as peut-être mis ton pognon directement dans la poche de quelqu’un dont la culpabilité a été clairement établie, ou pire dont l’innocence n’a jamais pu être prouvée. Je sais pas vous, mais moi ça me pose un problème.

Coluche

Restons dans le cinéma… Coluche est mort il y a 25 ans, le 19 juin 1986. L’occasion pour France 2 de diffuser Coluche, l’histoire d’un mec, le film d’Antoine de Caunes qui a tant fait parler de lui lors de sa sortie, avec François-Xavier Demaison dans le rôle titre. Rôle difficile à tenir, rien que pour la voix vu comment il se la râclait pendant ses sketches (le fameux « Quoiii ?! » du sketch du nouvel Omo, par exemple). Mais well done. A part la fin qui a carrément été tronquée… Un paragraphe sur fond noir pour signaler la création des Restos du Coeur, générique, et même pas une scène tournée à propos de l’accident de moto… Mais merci Antoine.

Quand tu penses que ce mec en salopette avec son nez de clown disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, il y a déjà plus de 25 ans (!!!) et qu’aujourd’hui, à peine tu ramènes ta gueule quelque part – surtout pour dire des vérités, parce que si c’est pour dire des conneries, admettons… – tu te fais huer, ou licencier (je pense à Guillon et Porte, notamment), c’est rude. Parce que, comment dire, le pouvoir en place, vaut mieux toujours l’avoir à la bonne.

Un quart de siècle où les humoristes sont passés du stade de véritables leaders d’opinion à de simples amuseurs de foire. Les Inconnus sont devenus la référence des années 90, mais cherchez-en aujourd’hui avec le même ton… Bon, il nous reste toujours Gerra et ses Flamby, Anne Roumanoff et son pinard, Nicolas Bedos et son prompteur, et les Guignols appuyés par Denisot, mais ça swinguera toujours moins bien que du Coluche, ou même du Thierry Le Luron époque Tonton et la rose. Mais même quand ça balance bien chez Ruquier avec du ODB et du Ferrari à haute dose, il y aura toujours cette impression de malaise quand ça tacle du politique. On peuplu rien dire

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