« Zaptualités » : le grenier...

Médias, le magazine

A peine la deuxième émission de « Médias, le Magazine » est-elle passée que je dois déjà écrire une petite bafouille dessus. Son présentateur, Thomas Hugues, expatrié de TF1, prend les rênes d’une émission décryptant la façon dont est traitée l’information sous toutes ses formes : télé, radio, papier, internet. Générique très classe, ton décalé tout en restant collé à l’actu, et ça dégomme du people quand ça peut. Sacré Thomas.

Niveau technique de plateau, la caméra qui plonge en accélérant depuis le plafond jusqu’au bureau du présentateur, ok. Mais le must, c’est quand même… la table tactile ! Avec un doigt, on clique sur une vidéo ou une image, avec deux doigts on la tourne, on l’agrandit, bref. Thomas, le Présentateur 2.0. Ca ne fait pas du tout penser à Minority Report, non, non… Et bien sûr, tous les invités vont baver sur la table, et voudront l’essayer. J’adorerais connaître le montant non pas du gadget, mais de l’assurance en cas de casse, desfois qu’un invité appuie trop fort…

Minority Report

Si jamais l’envie vous prend de faire autre chose, et donc de rater l’émission du samedi ou la rediff du dimanche, rien ne vous empêche de rattraper votre retard en la regardant sur le site web de France 5, rubrique Médias le Magazine.

La première émission a démarré avec un sujet sur l’audimat de… TF1. Depuis que PPDA a gentiment été « remercié » cet été – qui n’en a pas entendu parler ? – on voit déjà Laurence Ferrari le remplacer pour de bon. Héhé. Et bien sûr elle est l’invitée de Thomas Hugues, qui l’interroge comme si de rien n’était.

Petit rappel : Laurence et Thomas étaient il y a peu de temps encore (tout est relatif, le temps passe si vite…) mari et femme dans la vie civile, avec deux enfants. Je me rappelle encore ma réaction quand j’ai lu qu’il divorçaient, dans Voici. Argh, nan pas eux ! Oui, j’aime les torchons pleins de ragots pipole, on a tous nos faiblesses… Mais le voir en train d’interviewer son ex-femme sur un plateau, sachant que tous les deux ont donc un passé commun, ont bossé sur la même chaîne, et que je te parle d’audience en enfonçant le clou avec PPDA, je dis chapeau. A mon avis, il va encore en parler dans ses prochaines émissions, histoire de l’embêter un peu…

Promis, je n’en raterai pas une seule.

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Souvenons-nous… En 1996, Jacques Chirac alors Président de la République française en exercice depuis un an, se rend à Jérusalem. Pour faire un brin de causette à propos du processus de paix avec les dictateurs chefs locaux. Si, si, vous savez, ce processus qui a été inventé pour que les gens qui habitent là ne se tapent plus dessus et apprennent enfin à vivre en harmonie, malgré leurs différences, etc. Alors qu’aujourd’hui, ils se foutent toujours sur la gueule, tu parles d’un processus… Bon, pas de géopolitique appronfondie, d’autres pourront vous expliquer les pourquois du comment mieux que moi.

Voilà que Jacques se prend un bain de foule comme il les aime, mais les agents de sécurité israéliens qui étaient chargés de sa protection en ont un peu trop fait en éloignant les journalistes et compagnie… Il aura poussé une belle gueulante, mais notez le « bonjouuur » quand il revient vers la foule ! Voyez plutôt…

12 ans plus tard, 2008, Nicolas Sarkozy est Président de la République française depuis mai 2007, et un petit tour au Salon de l’Agriculture plus tard, perd son self-control. On a les images…

A partir de là, plusieurs points de vue.
Il y a ceux qui de toute manière avaient voté pour l’autre bécasse n’avaient pas voté pour lui et donc se font une joie de le critiquer encore plus qu’avant. Déjà qu’ils ne voient que lui trop souvent à la télé, faudrait quand même qu’il se maîtrise, nan mais…
Il y a ceux qui avaient voté pour lui, mais qui d’un coup retournent leur veste et disent regretter de l’avoir fait, et critiquent ouvertement le manque de sang-froid de Sarkozy face à ce gentil visiteur (gentil, mon cul qui au passage ne parle pas correctement français, mais c’est un détail…).
Et il y a ceux qui défendent ce cher Nicolas face à ce personnage, parce que, et d’une ils avaient voté pour lui et attendent quand même des résultats concrets de sa part ** il est où mon pouvoir d’achat, hein ? ** et de deux il n’avait pas à se laisser insulter comme ça par le premier connard venu, sous prétexte que c’est le Président, qu’il doit aux médias une image sans faute, et patati et patata.

Je ne me classe pas exclusivement dans une de ces trois catégories, quoique la troisième corresponde plus à ce que je pense de tout ce mic-mac médiatique. Je m’explique. J’aime bien son franc parler, et au moins il est clair et maîtrise les débats. J’aimais bien sa petite famille, le fait qu’il l’avait mise si joliment en avant, etc. Mais. J’ai commencé à déchanter le jour où le divorce d’avec Cécilia a été prononcé. Ca la foutait mal pour l’Elysée, le pépère célibataire. Et le p’tit Louis, le dernier de la fratrie, il en pense quoi, hein ? On s’en branle de l’aîné blond chevelu qui se la pète maintenant aux municipales de Neuilly parce que c’est le fils de. Et quand la France a vu Carla à la place de Cécilia dans Voici ? Non pas que ça m’empêche de dormir, j’ai d’autres soucis…

Mais pour tous ces gens qui le critiquent ouvertement après son « Casse-toi pauvre con » du salon de l’agriculture, parce qu’ils se soucient de son impact médiatique et de la portée de ses actes qui nuirait à la « force de la fonction présidentielle », ahem… Ca choque donc beaucoup plus les gens de voir qu’il ose répondre à un kéké insultant, plutôt que de voir que celle qu’il a choisi pour être fatalement première Dame de France soit la pire des [censuré] qui s’est certainement faite tringler par tout le gotha ou presque (demandez donc à Justine Levy, et lisez son bouquin « Rien de grave », ça vous fera pas de mal…), et qui – pardonnez-moi c’est un avis personnel – ne sait pas chanter, elle susurre (et encore) ???

Bien plus qu’une insulte lancée discrètement à un imbécile qui ne voulait pas lui serrer la pince après un « Ah nan touche-moi pas tu me salis », moi c’est ça qui me choque : sa nouvelle Première Dame qu’il est allé pécher je ne sais où ** quoique si, on le sait : à EuroDisney, hahaha… ahem **, et dont l’image est certainement aussi importante à l’étranger qu’en France. Bon, sa soudaine augmentation et certaines de ses actions comme l’enseignement de la Shoah en CM2 (déjà que la lecture de la lettre de Guy Môquet c’était un peu gros…) peuvent entraîner un autre débat… Mais son insulte qu’on médiatise à outrance – ben tiens, qu’est-ce que je suis en train de faire, hein… -, ça m’a bien fait rigoler, mais voilà pas de quoi non plus en chier une pendule.

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Voilà que Jean-Luc Delarue nous a fait une soirée spécial Alzheimer, avec en guest-star Nicolas Sarkozy himself, interviewé en face à face à l’Elysée.

On connaît tous les émissions raccoleuses de Delarue – celui-là même qui a pété les plombs en avion et qui a une diction a faire pâlir d’envie un prompteur lancé à pleine vitesse -, avec des sujets plus ou moins bizarres et parfois complètement cons, dont les protagonistes ne sont pas toujours des inconnus, et font parfois même partie de la production de l’émission, faute de candidats. Mais chut, ça faut pas le dire… Bon appétit, bonjour.

Je vais la faire courte sur Delarue qui semble avoir des T.O.C. pendant toute l’émission, à regarder un coup en l’air, à gauche, à droite, à ne jamais regarder les gens dans les yeux quand il leur pose une question, et courir après les micros pendant toute l’émission…

Bref, ce fameux « Plan Alzheimer », c’est quoi ? Présenté au début du mois de novembre 2007, c’est la mobilisation des pouvoirs publics et des acteurs sanitaires et sociaux. Ce plan doit proposer des mesures et des moyens supplémentaires et innovants pendant la période 2008-2012.

Si j’en parle, c’est parce que cette satanée maladie, c’est pas du vent. En janvier 2005, j’écrivais déjà une bafouille sur mon premier blog à propos de ma grand-mère qui selon l’avis des médecins, avait un début d’Alzheimer :

« Je me demande encore aujourd’hui comment cette perte de mémoire a pu commencer. Du jour au lendemain, elle hallucine, elle entend des voix, ne reconnait plus sa famille, ses amis, et devient méchante comme jamais (elle avait toujours un gros mot bien placé pour chacun, mais maintenant c’est gratuit : elle ne trouve plus un objet et tu es à proximité, t’en fais pas tu vas en prendre pour ton grade !) »

J’avais encore de la chance qu’elle me reconnaisse quand j’arrivais. On en rigolait presque, de ses colères. Je n’ai jamais voulu croire qu’elle puisse avoir « ça ». Des foutaises, je me disais. Des mois plus tard, il a fallu faire un choix : ou bien elle reste à la maison seule, en comptant sur les infirmières et la famille, ou bien il fallait la mettre dans une maison spécialisée dans les traitements Alzheimer. La deuxième solution a été retenue. Pensez ce que vous voulez, mais ça n’était pas évident du tout pour nous de gérer cette situation, et d’accepter qu’elle quitte la maison qu’on a tous connue plus jeunes.

Je n’ai pas voulu mettre les pieds dans ce genre d’hôpital et lui rendre visite directement après son arrivée. Je n’ai jamais aimé me rendre dans des hôpitaux ni des maisons dites « long-séjour ». Et un jour, j’y suis allé avec les parents, parce que bon sang, c’est quand même ma grand-mère. « Oma ». Sur le coup, j’ai failli ne pas la reconnaître, amaigrie, décoiffée, et surtout le regard vide. Avoir en face de soi une personne qui peine à marcher, qui ne sait même pas à qui elle parle, ça fait juste mal au coeur. Et contrairement à elle dont les souvenirs reviennent puis s’évanouissent quelques heures plus tard, les nôtres reviennent en force pour nous permettre de garder les moments heureux qu’on a pu passer en sa compagnie, et oublier son état actuel… Et dieu sait qu’on en a passés, des weekends chez elle à jouer à la Gameboy quand on était petits. Hein cousine ?

Je ne souhaite à personne de devoir un jour visiter un membre de sa famille dans ce genre d’endroit. Malgré la présence rassurante et efficace des infirmières et aide-soignantes qui apprennent à la famille à se comporter en fonction de l’évolution de son Alzheimer, ça fait mal. Ma première visite dans ce long-séjour m’a fait un choc pas possible. Depuis j’y suis retourné, et Oma avait l’air d’aller mieux, en tout cas elle souriait, et elle m’a reconnu ! La question étant pour combien de temps avant que je redevienne un étranger et qu’elle ne me reconnaisse plus…

Un pognon fou va être investi uniquement dans la recherche pour faire avancer tout ça ? Sarko en fait un engagement personnel ? Il va faire en sorte que le combat contre la maladie d’Alzheimer soit un combat européen ? Encore des promesses, mais soit.

« On va trouver », qu’il dit. Je le souhaite de tout coeur…

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