« Blablatages » : le grenier...

Avec 8 jours de retard, je vous souhaite à toutes et tous une bonne année 2010 ! Comme tous les ans, on va éviter de prendre des résolutions que de toute manière personne n’arrivera à tenir. On va relever les messages restants de nos boîtes mail qui ont explosé de cartes de voeux virtuelles, d’amour, de santé, de bonheur, d’argent, tout ça. Et puis on va se remettre du discours présidentiel du 31 décembre au soir qui me fait encore mal aux yeux…

Pour ceux qui l’ont vu, vous aurez remarqué les magnifiques incrustations d’image derrière le Président, censées représenter un drapeau français, une bande bleue déchirée à gauche, une rouge à droite, avec au centre et en filigrane une vue de la façade de l’Elysée. Et devant ces éléments en mouvement et tout en dégradés, un Sarkozy bien luné pour parler d’une France qui sombre, face à une caméra qui zoome de façon anarchique et qui semble montée sur un matelas gonflable rempli de flotte… Je vous dis pas le mal de mer que j’ai ressenti à mater ça. Et encore, ma télé n’est pas Full-HD, j’ose pas imaginer ceux qui ont vu l’intervention en HD natif… De tout ça au final, on n’aura pas retenu son message, mais quoi qu’il en soit, bonne année 2010 !

Ici, je publie toujours mes articles de façon anarchique, c’est-à-dire quand ça me chante, vous l’aurez remarqué. Et il m’arrive aussi de combler les vides de ce blog au vu et au su de tous. A vous de suivre mes publications, enfin vous connaissez la chanson… C’est surtout que plus je veux bloguer et plus j’ai besoin de trouver des sources, et donc de consacrer du temps à la veille (à la recherche, si vous préférez). Or, plus je consacre de temps à la veille, moins j’ai de temps pour bloguer. Donc, plus je blogue… moins je blogue.

Bon, il y a une autre raison à toute cette absence ici, plus fourbe encore : Facebook. J’y suis depuis novembre 2007 (hé oui, déjà !), et mon utilisation de ce réseau satanique n’a cessé d’augmenter, à tel point qu’en cumulant les accès, je dois y être pas moins de 3h par jour ces derniers temps. Au moins, sinon plus. Promis, « demain j’arrête ».

Pour l’occasion, j’ai fouillé pour vous le grenier de Marchiavel, pour y trouver un papier écrit à la main, mais aucun moyen de me souvenir chez quel blogueur(gueuse) je l’avais piqué à l’époque de 20six. Il/elle me pardonnera donc pour le copyright, parce que c’est tellement bien réfléchi qu’il faut que je le mette là… Le thème était : « To blog or not to blog ? »

Arrêter le blog ? Continuer le blog ?
Je n’assume plus le caractère orgueilleux de la démarche « blog ». Faire du bien à l’ego, est-ce condamnable ?
Je ne souhaite plus avoir à justifier chacun de mes propos. Les commentaires me permettent de réfléchir différemment.
Je préfère être dans l’action que dans la rédaction. Ecrire c’est aussi (ré)agir.
Bloguer n’est ni utile ni indispensable. Des tonnes d’autres choses ne le sont pas plus.
Le blog ne construit rien. Le divertissement n’a jamais eu vocation à être constructif.
Les attaques sont parfois violentes et souvent systématiques. Libre à chacun de n’y accorder aucun crédit, ni aucune réponse.
Je ferais mieux de consacrer plus de temps à mes amis. J’en ai découvert via le blog.
Si l’écriture me manque, je n’ai qu’à écrire des nouvelles, un roman. L’un n’empêche pas l’autre, l’écriture d’un blog n’étant pas un style littéraire « habituel ».
Le blog me prend un temps fou que je pourrais passer en compagnie d’autrui. Le blog fait partie de mes moments solitaires dont la durée est variable.
Parce que l’indécision me pèse. Parce que l’indécision my pousse.

Mais quelque chose me dit que je continuerai de publier des choses ici, ce qui me permettra de m’étaler bien plus longuement que sur Facebook. Restez à l’affût, il n’est pas encore né, celui qui tuera Marchiavel !

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Dernier article sur le Vaisseau avant la fin du contrat, fin du mois bientôt. Il fallait quand même que je vous parle de ce qui permet à la boîte de tourner, le « coeur du métier » : les enfants.

Ma position de renfort audiovisuel ne me met pas en contact permanent avec eux. C’est plutôt le rôle des animateurs qui préparent des jeux pour eux, et qui les occupent tout le long de leur visite. Mais mes rondes en public pour vérifier qu’il n’y a pas de dégâts matériels ont fait que j’ai pu en voir passer beaucoup.

Les enfants présents sont dans une tranche d’âge allant de 3 à 15 ans, et sont toujours accompagnés d’adultes. Ajoutez à ça un contexte trilingue (français, allemand, anglais) et mélangez le tout. On a alors affaire à deux catégories :
- les familles, avec parents et enfants,
- les groupes scolaires, avec profs et accompagnateurs (souvent parents d’élèves), et une ou plusieurs classes pouvant venir de très loin.

C’est connu, les enfants ça casse tout c’est formidable, c’est d’ailleurs pour ça qu’il faudrait stériliser la moitié de la population que les techniciens font leurs rondes pour vérifier que tout se passe bien, en compagnie des agents de sécurité, appelés toutes les 2 minutes sur le talkie parce que quelque chose déconne…

Toutes les zones ont un franc succès, mais celles qui sortent du lot restent la Machine à Découpe, et le Chantier. La découpeuse permet de fabriquer des emballages en carton en sélectionnant leur forme parmi plusieurs patrons, le tout piloté sur des écrans tactiles. Et ensuite à vous de plier le modèle pour avoir une boîte. Connaissant le caractère versatile des enfants, qui testent et re-testent pour finalement laisser les modèles en l’état, non pliés, ou alors les plier puis les jeter par terre et s’enfuir vers un autre atelier, beaucoup de papier atterrit dans les poubelles à proximité. Ou alors tout près des poubelles (grmbl…), pour les enfants qu’on a tenté en vain de convertir à l’écologie mais qui trouvent – à 5 ans déjà – que « y’a des femmes de ménage là-bas d’toute façon »… Il faut donc régulièrement changer les couteaux et réapprovisionner le bac à papier.

Le Chantier quant à lui accueille des enfants ne dépassant pas une certaine taille – et fatalement un âge limite – pour des raisons de sécurité surtout. Une grue avec un seau, des brouettes sur rails et des briques en mousse à poser sur un châssis de grande maison pour en construire le mur et les toits. Basiquement, c’est ça. Sauf que, nos charmants bambins qui ne ratent pas une occasion de se démarquer nous donnent des sueurs froides. Si un accident arrive, qui est responsable, hein ? Ils trouvent le moyen de grimper au sommet de la maison, 5 bons mètres de hauteur, plus ou moins. Ca n’est peut-être rien mais pour un petit enfant, une chute de cette hauteur n’est pas vraiment conseillée ! Je ne parlerai pas de ceux qui défient les agents de sécurité, qui ne portent pas leur casque, ou qui répondent tellement méchamment que l’envie de donner une bonne baffe démangerait chacun d’entre nous.

Parlons-en, d’autorité. Parce que les enfants restent malgré tout sous la surveillance, soit de leurs parents, soit des accompagnateurs et instituteurs qui en sont responsables lors de leur sortie au Vaisseau. Surveillance toute relative, puisque ce sont parfois les agents de sécurité ou les animateurs qui doivent faire régner l’ordre au sein de chaque atelier, sous le regards hébété des « grands »… Parfois, c’est aux adultes aussi qu’il faudrait en coller une ou deux.

Je le répète, ce n’est pas mon rôle premier au sein du Vaisseau de m’occuper des enfants. Je suis censé m’occuper avant tout de la bonne marche des expos, ensuite du public. L’un ne va pas sans l’autre, s’il n’y a pas de matos pour les activités, il n’y a pas de public, cqfd. Je me souviendrai à vie de cette accompagnatrice qui m’a pris par le bras alors que j’allais réalimenter la Machine à Découpe, en me hurlant de m’occuper de ses enfants, que s’ils étaient pas gentils je devais les calmer, et s’ils se battent ils doivent sortir… Premier constat, au Chantier ses enfants dépassaient largement l’âge autorisé et faisaient peur aux tout petits en balançant des gros morceaux de mousse (qui sont suffisamment denses pour faire mal, quand même)… On a dû se mettre à plusieurs pour lui faire comprendre que c’est elle, avant nous, qui devait avoir de l’autorité sur les enfants qu’elle accompagne, et ne pas attendre que les autres le fassent. Parfois, je vous jure, avant de gérer les enfants, ils faudrait former les accompagnateurs !

Après tout ça on va encore dire que je ne supporte pas les enfants. Faux. Totalement faux. Je suis juste fana de l’ordre. Et heureusement, j’ai aussi côtoyé des enfants « modèles ».

De ceux qui te redonnent le sourire, qui sont polis, éveillés, curieux, que tu as plaisir à aider, à qui tu peux expliquer comment fonctionne tel ou tel atelier et qui te dit un grand merci parce qu’après tout ça ne coûte rien. Ce petit garçon qui est content quand tu lui montres comment fonctionne la pompe à eau pour inonder le village et merci meûssieur. Cette petite fille qui peine à plier sa boîte en carton selon le modèle parce que les explications sur la feuille lui paraissent trop compliquées (c’est vrai que parfois, même nous… ahem ne le dites à personne surtout !). Elle reste là, toute seule, pas un instit pour l’aider, tu vois qu’elle veut absolument finir sa boîte pour la ramener à la maison et dire fièrement à ses parents regarde ce que j’ai fait. Mais elle n’y arrive pas. Alors tu t’assieds à côté. Et tu l’aides. Tu vois, faut plier comme ça. Puis comme ça. On y est presque. Le dernier pli, elle le fait seule, puis elle ferme enfin la boîte avec son prénom dessus. Elle est heureuse. Un timide merci et un beau sourire, ça vaut toutes les fiches de paye du monde !

Même si la plupart du temps on travaille en coulisses, plus encore que d’actualiser le site web du Vaisseau ou de remplacer un élément cassé, c’est ça qui va me manquer une fois le contrat fini : le contact avec les jeunes. Et dire que j’ai même pas le Bafa…

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Il fait beau, la porte d’entrée est ouverte pour laisser la chaleur entrer un minimum dans la maison. Mais ouverte aussi pour laisser entrer… une petite boule de poils qui ne sait même pas encore miauler. Oui, un chaton.

Notre Mimi étant décédée il y a bientôt 4 ans, personne n’aurait pensé un jour revoir un autre fauve dans la maison, d’ailleurs toujours marquée par sa présence. Les griffures laissées dans quelques recoins de papier peint, l’arbre à chat, les jouets, les poils sur les couvertures, etc.

Premier réflexe, le fiche dehors. On ne sait pas d’où il vient, à qui il appartient, donc dehors, qu’il retrouve son vrai maître. Mais quand il revient plusieurs jours de suite, on commence à se poser des questions, et mine de rien on s’y attache, à cet emmerdeur ! Je l’ai donc laissé entrer, il a couru dans toute la maison en se faisant attraper de justesse par tous les humains à proximité, et il a eu droit à son premier repas, visiblement depuis longtemps…

maboule mange

Marchiavel n’a pas pu s’empêcher de remarquer que tiens, il avait pas de couilles… Pas moi, le chat ! Faut suivre ! Il ne s’agit là que d’un minuscule félin, donc pas grand chose à voir, finalement. Et c’est là que Marchiavel étale sa science : tous les chatons ont en commun un orifice anal et un orifice urinaire (à défaut de voir les « cojones »…). S’ils sont éloignés d’environ 1cm ou plus, c’est un mâle. Plus rapprochés, c’est une femelle. Après ces constatations, on peut encore mieux le déterminer selon les couleurs, paraît-il, si le chaton est tricolore avec une teinte rousse parmi les 3, c’est une femelle. Si des vétérinaires sont dans la salle, merci de confirmer.

Donc ô joie, je vous présente Maboule, ma petite chatte…

maboule geekette

Maboule, nom lu et approuvé par la famille et tout le quartier dans lequel elle se ballade désormais sans aucune gêne… Mais la question demeure : on la garde, forcément, regardez-moi cette bouille craquante, mais d’où est-elle venue ? Un chaton, ça ne tombe pas du ciel…

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