Journée de la Femme 2011

Hier donc, a eu lieu la 100ème journée internationale de la femme. Mais euh… si hier était la centième fois qu’on a célébré cette messe noire, cela suppose donc, après un calcul d’une complexité inouïe, que la première fois qu’elle a eu lieu, nous étions en… 1912. Si, si. Et non en 1911, encore moins en 1910 voire avant, comme tentent de nous le démontrer de nombreux sites féministes après l’heure. J’en profite pour en parler aujourd’hui seulement, puisqu’elles sont (enfin !) retournées à leurs fourneaux, leur ménage et leur vaisselle, me laissant tout loisir de parler d’elles dans leur dos, et m’évitant ainsi le retour fulgurant d’un rouleau à pâtisseries sorti de nulle part dans la tronche. Parce qu’elles sont susceptibles, en plus.

Nicky et Laura, coup de massue
** vais encore me faire taper, moi. **

Puis hier a eu lieu une célébration d’une toute autre importance, cadrant étonnamment bien avec la Journée de la Femme : le Mardi Gras. Coïncidence ? Je ne pense pas. Au contraire, tout s’explique : c’est un hommage ! Mais je n’en dirai pas plus sur cette comparaison ô combien délicate, ce paragraphe à lui seul pouvant m’attirer les foudres de près de 200 harpies composant la majorité féminine incontestable de mes contacts Facebook, dont le sens de l’ironie et du second degré est aussi variable que le flux de leurs menstruations. Heureusement que j’ai planqué le goudron et les plumes. Tout ça pour dire que sur mon profil, la parité n’est pas respectée, et ça ne me pose vraiment aucun problème…

…contrairement aux médias (oui, encore eux, bouh, Mélenchon sors de ma tête !) qui tirent à boulets rouges sur ces entreprises pour lesquelles cette parité n’est qu’un vague concept, alors même qu’au sein du gouvernement français actuel, c’est juste une bonne blague. Suffit d’aller vérifier, depuis le dernier jeu de chaises musicales gouvernemental du 27 février 2011 : en additionnant Ministre d’Etat + Ministres + Ministres auprès de + Secrétaires d’Etat, on compte 10 femmes pour 21 hommes, Nicolas Sarkozy étant le 22ème. Parité, mon cul.

Et ensuite on stigmatise (ah tiens, revoilà le mot fétiche…) les entreprises qui n’embauchent pas assez de femmes. En clair, si un jour un patron doit respecter cette parité qui nous fait tous rire, mais ne dispose actuellement « que » de 9 femmes pour 10 hommes dans sa boîte… sa prochaine recrue devra-t-elle obligatoirement être une femme pour équilibrer le tout, alors que la pile de CV qui prend la poussière sur son bureau n’est composée que de candidats mâles qui tueraient pour le poste ? A quoi bon recruter spécifiquement une femme alors ? Pour faire plaisir à la parité ? Ce patron compte emmener plus tard tout ces beaux couples sur une autre planète et fonder un peuple nouveau ou quoi ? Hého, Moonraker, c’était une aventure de James Bond !

** Le scénario précédent fonctionne aussi en sens inverse, en donnant le beau rôle aux femmes, y’a pas de raison, hein. Clin d’oeil. **

quasimodo del paris
« Sur Terre, il y a maintenant 5 femmes pour un homme ! »
« Mais Frollo, qui m’a piqué ma part ? »

Le seul point où je soutiens volontiers ces dames, c’est l’accès au même niveau de salaire que les hommes pour un même poste ou niveau hiérarchique. Mais le reste n’est vraiment que poésie pour médias en manque d’Isabelle Alonso. Tiens, en parlant d’elle… bizarrement, je n’ai pas entendu les Chiennes de Garde une seule minute à la télé, hier. Ou alors précisez-moi les chaînes que j’aurais dû regarder. C’était pourtant bien le seul jour où on aurait pris plaisir à les entendre. Et à se foutre de leur gueule aussi, certes. Isabelle Alonso, vitrine du féminisme à la française… Non mais sans rire, et pourquoi pas Arielle Dombasle présidente d’un jury Miss France ? Ou Catherine Barma souriant à l’antenne ? Ah merde, ça a déjà été fait aussi…

Restons devant la télé qui nous a montré hier ses éternels poncifs d’hommes en tabliers roses devenus soudain esclaves de leur femme avec le plumeau dans la main et je soupçonne une autre plume ailleurs, et ces femmes transformées en dragon qui ordonnaient à leur mari/concubin/sex friend de bien leur faire les coins… Si c’est ça la journée de la femme, j’imagine que tous attendaient impatiemment le lendemain pour parler de choses autrement plus sérieuses ! Tu parles d’une fête… Thèmes imposés du jour, donc, toutes chaînes confondues : la répartition des tâches ménagères est-elle équitable, les hommes aux fourneaux, papa saura-t-il s’occuper tout seul des enfants, la parité, les salons de beauté pris d’assaut, les fleuristes en plein déstockage des invendus du 14 février, et les sondages.

Parce que s’il y a bien une femme qu’on n’a pas pu louper ces derniers jours – notamment à Strasbourg – c’est Marine Le Pen ! En tête de tous les sondages hype du moment. Pipés bien sûr, me direz-vous. Si vous suivez les articles marchiavéliques, vous savez maintenant comment sont fabriqués les sondages. Ceux-ci sont d’ailleurs à l’origine d’une guerre médiatique sans précédent à l’encontre de la Marine, et les instituts de sondage sont vus maintenant d’un mauvais oeil comme jamais auparavant. Comme si d’un coup, la populasse et les analystes médias reniaient ces statistiques baveuses et n’accordaient plus aucune confiance à ces instituts qu’ils chérissaient pourtant il y a peu, à la vue d’une Martine ou d’un DSK en tête de gondole…

Mais la pire représentation de la journée de la femme… c’est le site web « officiel » de la chose, sur lequel on tombe assez facilement, puisqu’il est en tête des moteurs de recherche : la journée de la femme. J’imagine en tout cas que ça n’était pas la journée du programmeur (ou de la programmeuse, ne soyons pas chafouins) qui a réalisé ce site web aux forts relents de FrontPage 6, avec des images qui ne s’affichent pas, des liens morts et du balisage datant d’avant même la guerre des navigateurs. Ce que me confirme un simple coup d’oeil sur le code source. Janice hurlerait « Oh. Mon. Dieu ».

Les images de fond et la bannière colorée à la gouache ou presque sont directement inspirés de FrontPage, j’en veux pour preuve que le site de mon ancien collège utilise exactement les mêmes, mais n’en changerait pour rien au monde, faudrait pas entrer dans le 21ème siècle non plus, hein, mais je m’égare… Pour les nostalgiques du Web 1.0 ou presque, on retrouve même ces gifs animés tout en bas de page qui nous servaient (moi compris) à créer des échanges de liens hypertextes entre internautes pour s’assurer notre petit quart d’heure de gloire chez les autres. Sauf que pour ma part, c’était il y a 10 ans.

Accorder aussi peu d’importance à un tel site web, qui doit pourtant représenter 100 ans de luttes féminines à travers le monde pour obtenir des droits qu’on devrait leur accorder partout depuis longtemps, c’est ça qui est criminel. Le site lancé par Ségolène dans sa période geekette était autrement plus vif et coloré. Surtout coloré…

désirs d'avenir
Non, FrontPage n’est pas mort. Mais promis, après IE6, il y passera aussi.

Mais après tout, ses désirs d’avenirs ont été compromis, elle non plus on ne la voit plus exprimer ses inepties à la télé. Et vous ne m’en voudrez pas, mais je trouve qu’on s’en passe volontiers.

m4s0n501

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>