Pour ceux qui ne connaissent pas encore Deezer.com, il s’agit d’un site de diffusion de titres musicaux en service depuis le 22 août 2007 (hé oui, déjà…). Là vous allez me dire « Hein quoi ? De la musique gratos sur le net ? Je signe où ? ».

deezer

Parce que, oui, ce qu’il y a de bien avec Deezer, c’est que, pour faire simple, c’est gratuit ET légal. Gratuit parce que, bé hé tu dépenseras pas un sou, c’est déjà ça. Et légal dans le sens où si tu écoutes un des titres disponibles dans leur catalogue, tu ne risqueras pas de voir débarquer chez toi des huissiers de justice le lendemain. Ce qui ne m’est d’ailleurs jamais arrivé par le passé, avant même que Deezer et son cadre légal n’existe, donc les menaces du gouvernement me font bien rire, mais j’y reviendrai plus loin.

Mais alors ** Michel Chevalet inside ** « comment ça marche ? » Je vous conseille la lecture de leur blog dédié http://www.deezer.com/blog/fr/ pour des infos pleines de bon sens. Disons que le catalogue musical de l’équipe Deezer dépend des maisons de disques, les « majors », qui veulent bien lâcher leurs morceaux (avec l’accord des artistes, ça va de soi), et pour que la boucle soit bouclée – parce que si tu crois que tout est gratos t’es bien naïf – les revenus publicitaires qui en découlent sont partagés. Parce que les bandeaux de pub affichés sur Deezer ne sont pas là que pour te gâcher la vue faire joli… Bon j’ai résumé l’essentiel vite fait, là.

Et on y trouve vraiment de tout. Concernant la qualité – le mot qualité n’est pas utilisé ici dans le sens « le RnB saynûl, la tecktonik saymieu », je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans bitrate – les titres sont diffusés à 128kbps, et on comprend bien pourquoi, la bande passante utilisée doit être gigantesque, vu le succès du truc.

Le paragraphe du blog Deezer qui me plaît : « Deezer soutient les ventes de musique. [...] L’utilisation de Deezer ne doit pas être considérée comme une alternative à l’achat de musique. Au contraire, découvreur et prescripteur, Deezer est également un véritable promoteur de la musique puisque 25% des internautes (et 46% des 25-34 ans !) déclarent acheter plus de musique depuis qu’ils utilisent le site. »

Je me marre.

Je fais donc partie des 75% restants d’internautes qui n’achètent plus de musique depuis que Deezer existe. Voire même depuis fort longtemps. Premier constat, les CD ça prend de la place. Donc pour moi ça freine déjà leur achat puisque passé la première armoire pleine, faudrait pas pousser. Musique dématérialisée, iTunes et compagnie ? Oui, mais. Ca fait toujours chier de dépenser ses sous pour ça, nous sommes tous pareils. Et si c’est pour les graver sur CD vierges, voir premier constat. Deuxième constat, les titres récents qu’il faut avoir ab-so-lu-ment ne m’intéressent pas forcément. Donc je ne suis pas à l’affût du dernier disque d’un artiste, ou de morceaux musicaux de Marchiavélistan du Sud qu’on vient à peine de découvrir et que donc personne ne connaît, mais qu’on peut acheter « avant tout le monde ».

Je suis du genre à suivre les clips à la télé ou les titres diffusés sur les radios (ou webradios, même combat). Qui a dit « mouton » ? Les titres récents d’aujourd’hui sont les titres has-been (ou pas) de demain. Attendre quelques temps pour écouter un titre ne me dérange pas. Surtout si je peux le ripper gratuitement de la radio (ou de Deezer, tiens !) vers mon pc, et me faire mes playlists avec des logiciels dédiés. Gratuits, eux aussi. Donc sans passer par le peer-to-peer, ou tout autre truc estampillé « illégal ». Et la qualité de diffusion des titres mis à disposition suffit largement au commun des mortels, c’est très écoutable. Je rappelle que je n’ai toujours pas dépensé un centime de plus que la facture d’électricité pour faire fonctionner l’ordinateur et l’abonnement au FAI pour permettre les connexions. Pourquoi je dépenserai plus ?

Alors oui, on me dit que sur Deezer, on ne trouve pas absolument tous les titres. Il y aura toujours des vides, et la totalité des artistes passés ou présents n’y sont pas forcément. Bon, bah… là si on s’obstine vraiment à ne pas payer pour la musique, on retourne au bon vieux peer-to-peer, et on cherche, que voulez-vous. Faut bien que ça serve… Mais à vos risques et périls. **siffle**

En tout cas, je suis fan. Merci Deezer.

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