C’est la fin des classes. Parmi les amis qu’on a eus pendant toutes ces années, certains vous suivent, et d’autres prennent un chemin différent, parfois lointain. Il arrive malheureusement qu’on perde le contact. Quelques souvenirs restent néanmoins gravés. Les belles filles, les comiques de service, les grandes gueules…
Des années plus tard, une âme nostalgique organise des « réunions d’anciens élèves ». Comme la classe du paternel. Ils organisaient – et organisent toujours – leurs réunions d’anciens dans un resto tranquille. Avec des photos aussi vieilles qu’eux, et tout le monde s’amuse. Nous, aujourd’hui, on sort par petits groupes quand l’envie nous prend, comme dirait Jean-Claude le poète, « on est selfish, tu vois… » Si on réussit un jour à rassembler toute la centaine de la « Classe 1984″ d’antan, ça va être la fête !
Ou alors, on se borne à rechercher leurs noms sur Internet. Bêtement. Parce qu’on a déjà essayé avec le sien et c’était rigolo. Parce qu’on se souvient de quelques noms et on se demande ce qu’ils ou elles deviennent. On finit par en retrouver quelques uns. Et on reprend doucement contact.
Ceux qui veulent retrouver d’anciens potes ont trouvé le bon filon chez Copains d’Avant ou Trombi, par exemple. Après une simple inscription, on se crée un profil, et on peut rechercher tous les noms qui nous viennent. Pour Meetic, le but est un peu… différent. Mais. Car il y a toujours un mais. L’inscription est gratuite, youpi. On insère notre parcours et une jolie photo. Une recherche, et ô miracle il/elle s’est inscrit(e) aussi ! Et si on lui envoyait un message pour dire qu’on est toujours en vie ? Boum : « Souscris d’abord un abonnement plus prémium de-la-mort qui-tue pour pas cher avant de faire quoi que ce soit. » Comme un peep-show : tu peux mater un peu, mais si tu veux voir plus, faut payer…
Pour d’autres, qui ne se servent toujours pas d’Internet, et donc n’y figurent pas – pas volontairement en tout cas – c’est plus compliqué. Il faut avoir une volonté de recherche féroce et utiliser des moyens plus poussés, voire peu orthodoxes…
J’y viens.
Flashback : une fille qui habitait à deux pas de chez moi et avec qui j’étais toujours fourré est partie après notre Brevet, sans prévenir personne ou presque. J’ai appris bien plus tard (trop tard ?) qu’elle était partie dans le Sud. Rien de plus précis. Elle n’a jamais plus donné signe de vie. A mon grand regret.

J’aurais pu engager un détective comme on n’en voit que dans les films, qu’on paye des milliers de dollars pour retrouver des gens en une semaine en butant quelques fonctionnaires véreux au passage. Non, soyons sérieux. J’ai fait mes propres recherches via des forums généalogiques (quand je vous disais que je pouvais fouiller très loin…), nos milieux scolaires communs, d’éventuelles traces laissées sur internet, etc.
Si je vous parle d’elle, c’est qu’après des recherches qui m’auront pris beaucoup trop longtemps, je viens de la retrouver il y a à peine 3 jours. Prochaine étape, les vraies retrouvailles. Mais laissez-moi d’abord me remettre…
** joie **