Miss France 2013, à Limoges

Resituons un peu le contexte avant de raconter l’élection Miss France 2013 vue depuis Limoges, si vous le voulez bien… (cliquez ensuite pour dérouler les rubriques)

ELECTION MISS ALSACE 2012

Nous sommes le 17 juin 2012, au Dôme de Mutzig (67). L’Alsace inaugure les 33 élections régionales de l’année, sans avoir élu au préalable deux Miss départementales. Question de planning… Une longue série qui amènera toutes les Miss régionales à Limoges le 8 décembre pour Miss France 2013.

J’y étais. Invité par notre déléguée régionale Claudia Frittolini suite à mes travaux graphiques autour de l’événement. Travaux qui ont si bien mis en valeur les 15 candidates sur les réseaux sociaux que j’en avais profité pour créér en même temps la plaquette des 15. Normal. Et celle-ci a été intégrée dans le livret distribué au Dôme à des milliers d’exemplaires. J’aurais voulu faire bien plus encore, mais disons que… mon entrain m’a valu un « léger » recadrage avant même que l’élection n’ait lieu. Mais on n’est pas là pour parler de ça…

Point d’orgue de l’élection : Delphine Wespiser, notre Delphine, la Miss France de l’année – notre Miss Alsace 2011 ! – a remis son titre régional à la suivante. Non sans peine, elle qui y était si attachée… Tout un symbole. Inutile de dire que la perspective d’un doublé régional à Miss France bruissait déjà dans le public dès l’entrée du Dôme, et s’est poursuivie jusqu’au soir du 8 décembre. On est comme ça en Alsace : quand on soutient, on soutient !


** Discours de Delphine, 17/06/2012, Mutzig (67) **

C’est Emilie Koenig qui a finalement décroché l’écharpe et la couronne régionale 2012, suivie sur le podium par Laetitia Joerger et Mélissa Leder, futures candidates parmi d’autres pour 2013, je n’en doute pas une seconde ! Suite à cette élection, Emilie est affectueusement devenue ma « Chanel ». Pourquoi ? Parce qu’elle portait le numéro 5. Numéro 5, Chanel, vous suivez ? Oui… elles ont toutes droit à leur surnom ! Clin d’oeil.

LIMOGES, PAS LIMOGES ?

Sa famille évidemment, mais aussi ses proches et ultra-fans ont alors décidé dès l’annonce des résultats d’aller soutenir Emilie sur place à Limoges. Ce qui implique réservation des nuits d’hôtel et trajet à prévoir… Voiture, train, avion ? Parce qu’il faut quand même le dire : depuis l’Alsace, Limoges c’est pas spécialement à côté… et jusqu’ici je n’étais même pas capable de situer la ville sur une carte de France ! Quand je pense qu’on aurait pu faire cette élection au Zénith de Strasbourg… enfin bref, on l’aura un jour, on l’aura !

Limoges GPS

A cet instant, je ne pensais pas encore à me rendre sur place. Je comptais suivre ça comme tous les ans au chaud devant la télé, vautré dans le canapé avec un calepin pour y écrire mon top 12, et critiquer chaque candidate sur son look, sa démarche et son discours… Pour ensuite retranscrire l’intégrale de l’émission ici. C’était devenu un rituel. Toutes les critiquer, sauf la Miss Alsace évidemment…

Et puis finalement, pourquoi pas. Il faut une première fois à tout ! Ce n’est pas tous les jours que celle qui est devenue au fil des semaines une amie – voire une confidente – passe à la télé en direct et pourrait devenir la prochaine Miss France ! Alors, plutôt que de baver devant l’écran, autant faire partie du show ! Ne restait plus qu’à attendre le feu vert de la société Miss France pour l’ouverture de la billetterie…

BILLETTERIE

Le 29 octobre, le secret de polichinelle a été éventé : la billetterie en ligne ouvrirait le lendemain à 10h. Tout comme les bureaux de Limoges, qui ont été pris d’assaut ! Billets disponibles à des tarifs dépendant du placement dans le Zénith à 39, 49 et 59 €. Les places comité sont légèrement plus chères, et le dîner de gala n’est pas compris. Ces places-là, à 150 € (*), ne seront jamais en vente sur le net, mais au détail via les délégués régionaux. Quand il leur en reste…

Newsletter Zenith de Limoges

Pour des raisons évidentes de distance, de disponibilité, ou de budget, tout le monde n’a pas pu y aller ! En Alsace, une soirée restaurant ouvert à tous avec écran géant vissé sur TF1 était donc prévue pour compenser. A propos budget… effectivement on y réfléchit à deux fois ! En comptant transport + hébergement + billets, l’addition devient vite salée ! Mais je maintiens encore aujourd’hui qu’organiser un transport collectif n’aurait pas été du luxe ! D’autres délégations régionales l’ont bien fait. Enfin bref…

(*) A comparer au tarif unique des places de l’élection Prestige National 2013 au Lido, qui s’élevaient quant à elles à 160 €, spectacle et dîner inclus.

RESERVATION

30 octobre, 10h du mat’. Branle-bas de combat sur internet, les serveurs informatiques de la FNAC et Ticketnet ont bien chauffé. Les places se sont toutes vendues dans la matinée comme des petits pains ! Ceux et celles d’entre vous qui l’ont déjà vécu savent comment ça se passe : réservation dynamique, en fonction du plan interactif du Zénith avec des places numérotées, grisées une fois achetées. Un clic en retard et il faut recommencer…

Evidemment pour parcourir 800 km jusqu’à Limoges, on n’y va pas seul. Normal. Sachant que de fervents supporters et quelques unes de nos Miss alsaciennes avaient prévu de s’y rendre, que d’autres hésitaient encore, la matinée a été partagée entre d’un côté les conversations entre les Miss et leur missologue favori – oui je me lance des fleurs, oui ! – et la surveillance de la billetterie de l’autre, pour ne surtout pas se déconnecter bredouille.

Bilan de mon OPA agressive : deux places cat.1 côte à côte (5 maximum par personne, pour info…) dans l’axe du proscenium (**), pas trop hautes pour voir l’intégralité de la scène et pouvoir shooter un minimum sans être gêné par les 3 énormes caméras HD de la régie TF1.

Billets Zenith de Limoges

Billets changés plus tard in extremis pour des places comité autrement mieux situées devant la scène – c’est rien de le dire ! – tout à côté du rideau entrouvert des coulisses… Grâce à l’amitié de nos voisins lorrains, et surtout la persévérance de celle qui allait passer ce weekend avec moi : Sandra Pierson. Ouaip.

(**) Ce mot n’a été prononcé que deux fois au cours de la soirée (d’abord par Delphine, puis la voix-off). Le genre rarement utilisé mais qui surprend. Le « proscenium » est ici l’avancée de scène qui plonge vers le public, utile aux gros plans par exemple.

VOYAGE

Pendant que le facteur se faisait attendre avec nos billets, une question a fait mouche : comment qu’on fait maintenant pour aller dans ce trou qu’on appelle Limoges ? Pouvaient pas faire ça au Lido comme tout le monde ? Clin d’oeil… Trois choix s’offraient à nous : l’avion (oui, Limoges dispose d’un aéroport, j’ai eu la même réaction que vous…), le train (trop cher sans les réductions, faut pas déconner on ne bosse pas tous à la SNCF…), ou la voiture à plusieurs pour réduire les frais. Bingo.

Emilie Koenig à l'Ile Maurice

Pendant que Delphine hurlait face à des blattes géantes à Fort Boyard et nous mitonnait des recettes végétariennes au Dîner Presque Parfait, et qu’on refaisait le test de Culture G proposé aux Miss… Emilie quittait l’Alsace pour un mois de préparation. D’abord Paris au JT de 13h sur TF1, puis direction l’Île Maurice pour la bronzette, et enfin Limoges deux semaines avant nous pour préparer le show. Et Sandra et moi organisions au mieux les 800 km qui nous séparaient encore de l’élection.

Organisation planifiée à 4 en voiture, en compagnie de Maximin Demoulin et Samuel Boullault, respectivement photographe et modèle franc-comtois. Hé oui, je vous cite sur mon blog, les mecs ! Huit heures de route nous attendaient… Mais avant le départ, au matin du 8, un paramètre non négligeable a été, disons… capricieux : la météo. 10 cm de neige la veille, routes verglacées, un froid de canard. Beau programme si on aime le drift en conditions extrêmes !

Temps de neige

Départ seul à 5h du mat’ (bah oui…). Neige à peine tassée sur les petites routes, du mieux sur l’autoroute dégagée malgré l’absence totale d’éclairage… Même le soleil était encore couché ! Les premières véritables lumières – excepté mes phares – venaient des camions de secours au bord de l’autoroute direction le Haut-Rhin, qui secouraient déjà deux voitures sur le toit dans le fossé. De bon matin comme ça, t’as juste pas envie qu’il t’arrive la même chose…

Bah oui, quand tu déboules à 130 malgré la pluie, le brouillard, les radars (j’ai failli les oublier, ceux-là !) et les panneaux qui te disent « fais doucement » sur une portion de verglas de plusieurs centaines de mètres qui te fait dériver – et on le sent bien dans le volant, ça décroche… – braquer, c’est bien la dernière chose à faire ! Suffit de lever le pied et maintenir le cap, attendre et prier que l’adhérence revienne vite. C’est tout. Tu passes tout seul de 130 à 70 km/h si tu ne veux pas finir dans le décor !

Arrivée chez Sandra vers 7h, village complètement enneigé. Et la neige tombait encore ! Un camion matinal tentait de déneiger et saler les routes pavées, et les parents étaient déjà affairés à déblayer devant la maison… Le truc du drap dans la montée du garage pour éviter la glisse, c’est génial, je retiens ! Le temps de s’amuser avec Fayka, de rassurer les parents qui nous ont trouvé bien inconscients, d’embarquer les affaires dans le coffre…

Direction Vesoul avec la deuxième voiture. Avec un GPS comique. Et les premiers péages sur des routes improbables tantôt gelées et glissantes, tantôt recouvertes de neige malgré le passage de saleuses et autres chasse-neige qui nous auront bien ralenti… et quelques portions sinueuses mais tellement sèches et propres qu’on en était presque vexés du temps pourri qu’il faisait en Alsace. Bref… nous avons traversé ce pays de fou qu’est la Franche-Comté. Coucou Charlène !

A Navenne, un peu plus de 10h. Maximin prend le volant avec la troisième voiture, et va le garder jusqu’à Limoges ! Descente sur Besançon pour prendre au passage Samuel… et ses croissants. Très bonne idée, très sympa d’y avoir pensé ! Et au parking avant le péage sur la commune d’Ecole-Valentin, surprise : la voiture derrière nous fait aussi sa petite pause avant de continuer sur Limoges, et en sort… Andréa Vannier, alias Miss Franche-Comté 2011 qui vient nous faire un coucou… Héhé.

Trajet tranquille, et plus on se rapprochait de Limoges, plus les routes jusque là enneigées et glissantes devenaient agréables. Même la pluie faisait sa timide autour de ces villages du Centre aux noms aussi imprononçables pour nous Alsaciens, que si des Limougeauds essayaient de lire « Souffelweyersheim » d’une seule traite. Sûr que Magstatt, c’est plus facile à prononcer ! Par contre le froid, lui, était bien là jusqu’à notre arrivée devant le Zénith aux environs de 16h30. Brrr.

Trajet vers Limoges

ARRIVEE A LIMOGES

Le temps de manger un morceau, puis de repartir se garer devant le Zénith dont on n’aura finalement remarqué que la devanture éclairée – il faisait déjà bien nuit sur Limoges… – on s’habille correctement avant d’entrer. « Tenue de soirée exigée ». J’en ai pourtant vu quelques uns arriver en t-shirt baskets et réussir à entrer dans la salle comme ça… Bref. Les costars sont de sortie, ainsi que la robe rouge de Sandra qui m’aura bien occupé toute la soirée… Clin d’oeil, toi-même tu sais !

Zenith de Limoges
** Devanture du Zénith (©Sandra)**

La foule commence à s’agglutiner devant l’entrée du public. Nous attendons devant l’entrée VIP avec nos billets. Bah oui, on est comme ça ! Le temps de voir arriver des bus entiers venus de partout, et toutes les délégations régionales accompagnées de Miss des années précédentes. Et voilà qu’arrive la maman d’Emilie, notre Miss Alsace. Son chéri était là aussi, et son père sautait déjà de joie autour d’un énorme sac contenant du matériel photo prêt à mitrailler !

Nous retrouvons également sur place nos deux Miss alsaciennes et dauphines d’Emilie, qui avaient covoituré en famille de leur côté : Laetitia Joerger (1eD Alsace 2012) et Melissa Leder (2eD Alsace 2012). C’est toujours un bonheur de les voir et c’est pas près de changer ! Si les 3 fantastiques nanas qui m’accompagnaient entrent en compétition pour Miss Alsace 2013… Sandra, Laetitia, Melissa… quelque chose me dit que la bataille va être féroce ! Mais nous n’y sommes pas encore…

ENTREE ET PLACEMENT

Entrons enfin dans le Zenith au milieu de cette foule immense. Les portes intérieures, encore closes, nous empêchent de pénétrer dans les lieux du direct de TF1. On trépigne… Un portier arrive enfin pour ouvrir au public, et parmi toutes les personnes qui se pressent, on reconnaît les Miss de l’an dernier qui seront assises derrière le jury, et de nombreux visages de cette « missologie française » qu’on ne voyait jusque là que sur les réseaux sociaux…

Le portier est d’ailleurs très élégant dans son costume trois-pièces noir, cravate noire chemise blanche, cheveux légèrement grisonnants, et visiblement de très bonne humeur ! Il ouvre les deux battants et nous fait signe d’entrer, avant de nous laisser aux mains d’une hôtesse qui nous guide déjà vers nos places… privilège VIP, là encore ! Comment ? Si j’ai serré la pince du portier ? Evidemment ! C’était Albert Benhammo, le président de la société Miss France. Haha !

Les drapeaux étaient interdits – dixit la guichetière qui m’avait fait les gros yeux en voyant dépasser nos bouts de tissus rouge, blanc et jaune… et qui est devenue tout sucre tout miel quand on lui a avoué qu’on venait d’Alsace. Pour sûr, encore une fan de Delphine ! Merci ! Sandra avait laissé le grand drapeau dans le sac, et j’en avais gardé un sous la veste, puisque c’était « interdit »…

J’aurais pu planquer un fusil dans la jambe de mon pantalon que les malabars en costume qui faisaient le service d’ordre n’y auraient vu que du feu… Aucune fouille au corps, aucun détecteur de métaux à l’entrée, tout dans le regard. Je sais, j’imagine toujours le pire, mais quand on voit les tarés qui traînent de nos jours, mieux vaut prévenir…

Bref. Les yeux ne savent plus où se poser ! Le temps de laisser nos affaires devant nos sièges et de sortir nos drapeaux alsaciens sous le nez des gardes, en prévision du bordel qu’on allait mettre à chaque apparition d’Emilie sur scène… nous voilà assis, pressés que ça commence !

LE ZENITH

Devant nous, la scène légèrement en biais, encore vierge de tout décor, juste le traditionnel rose fuchsia propre au concours, et un énorme logo Miss France sur un écran géant au milieu des réflecteurs blancs sur la scène.

A notre droite, mais vraiment juste à côté, les coulisses où se préparaient les Miss et les invités de la soirée, dont le rideau était « protégé » par quelques malabars, mais était surtout entrouvert (pour notre plus grand bonheur !) nous laissant tout loisir de jeter un oeil sur des Miss en plein stress, et notre Delphine qui se prêtait encore à un reportage en caméra off. Oui, j’avais les yeux partout !

Zenith de Limoges

En se tournant sur la gauche, fantastique panorama sur l’hémicycle du Zénith de Limoges, avec tout un monde en train de s’installer dans un brouhaha hallucinant, vue sur les pupitres du Jury avec dans leur dos le prompteur et les 3 caméras à la régie pour la retransmission sur TF1. Le fameux prompteur sous lequel s’affairera toute la soirée Laura Treves, la chorégraphe Miss France avec son légendaire gant de Mickey.

Zenith de Limoges
** capture 50 Minutes inside, 08/12/2012 **

Les yeux se lèvent, on voit s’allumer toutes les rangées de spots lumineux (dont un aura explosé et sera remplacé dans la foulée avant même que ne démarre l’élection…), soigneusement testés par une fourmilière de techniciens qu’on verra toute la soirée installer des décors, dévisser des planches, gérer les entrées et sorties des artistes et des Miss… tout ça personne ne le voit à l’antenne… ou presque !

Et sous les 15m de plafond, on remarque que des choses bougent… A l’arrière des lustres qui allaient descendre au cours de la soirée, des techniciens bossaient sous le plafond ! Accrochés comme des alpinistes pour diriger des spots spécifiques à la soirée. Ils ne devaient pas avoir le vertige…

La caméra des travellings, perchée sur un bras télescopique faisait de temps en temps des plans en mouvement plus ou moins rapprochés sur le public et le profil de la scène. Mais le pied était fixé de l’autre côté de la scène par rapport à nous et ne filmait pas tout. Voilà pourquoi ceux qui s’attendaient à nous voir en gros plan on été un peu déçus… J’en entends encore « Maiiis, on t’a même pas vu ! »

EN OFF

Vu que nous sommes entrés dans ce lieu saint vers 18h30, vous vous demandez sûrement ce qu’on a bien pu faire jusqu’à 20h45… Pendant que vous vous prépariez à passer à table, puis à regarder le journal de Claire Chazal, puis à enfiler un pyjama pour descendre tranquillement un gros pot de glace vanille-fraise en vous affalant dans le canapé pour regarder l’élection en direct de chez vous, et en zappant parfois sur la 2 pour le Téléthon…

Nous avons été briefés par le chauffeur de salle jusqu’à la prise d’antenne. Philippe Dantin – puisque c’est de lui qu’il s’agit – a mis tout le monde à l’aise. « Pensez que des millions de gens aimeraient être à votre place ! » Et le voilà qui nous explique comment se comporter pendant le show. Quand se lever. Quand hurler. Quand applaudir. Ne surtout pas faire de grands signes à la caméra pour faire coucou à mémé. Faire des photos ok mais surtout sans le flash pendant le direct. Et revenir des toilettes avant la fin de la pub…

Les écrans à gauche et à droite, en plus de l’écran en fond de scène, permettaient de mieux voir les reportages de présentation de chacune des 33 Miss, les extraits à l’Île Maurice, à Limoges, ainsi que la séquence du défilé en costume régional… qui a été enregistrée un peu plus tôt parce que gérer tant de costumes différents en coulisses aurait pris trop de temps ! A la maison, vous n’y avez vu que du feu ! Et voilà, premier scoop.


« Parce qu’il n’y a pas de bonnes émissions sans bon public ! »

Et les drapeaux ? Bah on les a sortis quand même, jusqu’à se faire remarquer ! « Aaah je vois des drapeaux ! Là-bas la Corse, ici, c’est quoi ?… ah l’Alsace, aah bah oui forcément ! »

Puis arrive Jean-Pierre Foucault sous des applaudissements nourris, qui nous raconte un peu sa vie et met le public dans sa poche en attendant Delphine, qu’il voyait déjà « Miss France 2013 ». Lapsus ! Jean-Pierre Foucault ? Pour moi, bien avant d’être le présentateur à la moumoute ventilée des élections de Miss, il était celui qui présentait le Disney Parade tous les dimanche. Avec Anne ! Je sais, ça ne nous rajeunit pas… Autant vous dire que de le voir tout près et en vrai, ça fait quand même quelque chose.


** Le chauffeur de salle avant Jean-Pierre Foucault. Synchro avec TF1. **

JT EN DUPLEX

Le lien avec TF1 étant établi, on voyait déjà les programmes de la chaîne défiler sur le grand écran… Puis une voix familière sort des haut-parleurs de la régie. Le silence est demandé dans le Zénith. C’est Claire Chazal qui entame son journal du samedi soir, et fait un duplex avec le plateau de Limoges, après avoir parlé des violences en Corse et des chutes de neige en abondance… Comparez le JT tel que vous l’avez vu à la télé, et la vidéo juste en dessous qui montre la version sur place.


** Jean-Pierre Foucault avec Delphine, direct du JT de Claire Chazal. **

Puis arrive un mec un peu fou sur scène, qui met l’ambiance comme il peut sans grande difficulté. Le public aime. Visiblement, il est connu ! C’est Jean-Marc Généreux qui a fait un happening assez long en imitant un défilé de Miss, avant de se faire sortir par Jean-Pierre. J’avoue que j’avais complètement oublié qui était ce bonhomme à l’accent québécois et à la voix suraiguë… En même temps, si tu regardes pas beaucoup « Danse avec les Stars »…

LES AILES MANQUANTES

Quelques instants plus tard, début du « vrai » direct. Le jury s’installe après avoir testé les micros pendant un bon moment. Foucault présente Sylvie Tellier. Alain Delon arrive avec sa « Mimi ». Et voilà le tableau d’ouverture des 33 Miss en robe blanche qui commence.

Tout va bien jusqu’au premier feu d’artifice, lorsqu’elles déploient leurs ailes. Et l’une d’entre elles va avoir un souci avec sa robe dès le départ : la jolie Sandra Bergès, Miss Nouvelle Calédonie 2012. Je me disais bien qu’il manquait quelque chose en les voyant tourner en bout de scène… Et Sylvie Tellier devra ainsi ramasser les ailes en vrac, l’air de rien, entre deux tableaux…

En revisionnant les vidéos, ça va tellement vite que ce détail passerait totalement inaperçu ! Ou presque. Les cadreurs ont tout fait pour dévier le regard du téléspectateur, mais comme dirait Gad… « Petit oiseau si tu n’as pas d’ailes, ah tu peux pas voler ! »

Sandra sans ailes

Sandra sans ailes

PORTRAITS DES MISS

De chez vous, vous avez regardé les portraits des 33 Miss par groupes de 5 ou 6, en notant certainement vos impressions et vos critiques, entre le fromage et le dessert. De l’intérieur, nous regardions ces portraits sur des écrans, nous aussi. A la différence près que nous étions 5000 personnes dans la salle à manger… Dont de nombreux Alsaciens attendant de voir enfin ce portrait officiel de notre Emilie, tourné aux alentours d’Obernai.

Chaque délégation présente applaudissait sa Miss dès qu’elle passait enfin. Nous attendions encore le passage d’Emilie ! Puis quand est venu le tour de Sandra Longeaud, Miss Limousin 2012, les gens sont devenus fous. A croire qu’il n’y avait que des Limougeauds dans les gradins ! Elle a explosé l’applaudimètre… et nos tympans ! Les salves d’applaudissements les plus forts se sont produits avec les Miss Limousin, Tahiti et Bourgogne. Bon… à Limoges, Miss Limousin défilait chez elle, c’est un peu normal !

Pendant que défilaient les portraits, la scène était envahie par les techniciens et régisseurs pour installer les nouveaux décors, placer les Miss pour la chorégraphie suivante, et donner de nouvelles fiches à Foucault pour qu’il ne perde pas le fil et puisse faire la promotion des activités du jury au passage. Quelques unes de ces fiches ont d’ailleurs été récupérées par des Alsaciens… un jour elles vaudront de l’or ! Nous, fétichistes ? Nooon.

LES COUPURES PUB

Pendant la première heure, pas de portrait alsacien. Première coupure pub.

Durant les 4 pauses publicité qui ont coupé le spectacle, nul doute que vous avez râlé devant votre écran à revoir toujours les mêmes spots, même si certains faisaient pourtant partie des partenaires Miss France… Ici au Zénith, nous avions été briefés par le chauffeur de salle : il fallait se lever au moment de l’annonce de la pub, et mettre le feu, c’est à dire faire des « ouaiiiiis » pour montrer notre joie. Euh, disons que j’ai souri, ça passait aussi, hein ! Et à la fin de la pub quand reprend le direct, même topo : pour le raccord, tout le monde debout et hystérique avant de se rasseoir.

Sans le flash...
« Sans le flash, qu’y disaient ! »

Mais on a fait quoi pendant les pubs ? Basiquement, se dégourdir les jambes. Des photos. Des rencontres avec des Miss et de gens de comités voisins. Mais pour les autographes, basta ! Le carnet que j’avais prévu pour embêter les membres du jury restera désespérément vide, tant les agents de sécurité les entouraient. Tout ça me rappelait étrangement la venue de Valérie Bègue en 2008 en Alsace avec des vigiles là aussi très zélés…

C’est dans ces moments-là que je voudrais être délégué régional. Pas juste pour la veste avec la cravate bleue, non non ! Ni pour le carnet d’adresses… quoique. Mais surtout pour cette facilité à pouvoir approcher les gens « connus » sans se faire refouler si on ne montre pas patte blanche. En l’occurence, patte white spirit, parce que hein… Souvenez-vous quelques longs paragraphes au dessus, j’aurais pu transporter un fusil, mais pour un autographe, niet ! Pour ça il fallait avoir son carton pour le dîner de gala… Snif.

RETOUR ANTENNE ET PORTRAIT ALSACE

Tout le monde debout, « ouaiiiis ». Et on agite nos drapeaux ! On est comme ça : Alsaciens et fiers de l’être.

Les portraits des 5 dernières Miss passent enfin à l’écran. Bretagne, très applaudie et appréciée aussi, sûrement l’effet Laury Thilleman ! Suivie par Alsace (ENFIN !!!) et Tahiti, pour laquelle les applaudissement ont une nouvelle fois fait trembler le Zénith. Une chose est sûre, elle a été très, très soutenue dès le début de l’aventure Miss France.

Ah, le portrait d’Emilie… Bon, je ne peux pas être objectif, c’est certain ! Au fil des semaines, elle est devenue une amie et une confidente, alors la voir sur scène, pensez ! J’étais admiratif, point barre ! Vu toute la réclame qu’on lui avait faite avant même son voyage à Maurice, c’était normal qu’on continue de la soutenir en hurlant son nom et en agitant le grand drapeau, hein Sandra ? Clin d’oeil !

Allez, florilège des supports de soutien créés par votre serviteur depuis l’élection Alsace jusqu’à Limoges (clic droit dessus, ouvrir dans un nouvel onglet, vous les aurez en taille réelle) :

Chanel

Chanel

Billets Zenith de Limoges

Chanel

Chanel

Chanel

SAMANTHA SWITCH

Etant placés à côté des coulisses, on avait vu débarquer Jamel assez vite. Il devait être 22h à peu près… Le temps qu’il monte les escaliers vers la scène, c’était plié : il allait se passer quelque chose. Arrivée de Gad Elmaleh en robe. On a bien rigolé, mais sincèrement je me serais volontiers passé de Jamel Debbouze… Pour le paraphraser gentiment : « Gad ok, lui il est drôle, lui il s’y connait en humour, la classe, la désinvolture, le skieur pitchounou louloute… Mais Jamel qu’est-ce qu’il fout là lui ? » Il m’aurait probablement répondu le même « ta gueule » qu’il a lancé à quelqu’un dans le public, va savoir !

Puis ils se sont embrassés sur la bouche et ont quitté la scène en vitesse. J’ai appris le lendemain soir pourquoi ils étaient si pressés : ils avaient fait une apparition sur France 2 juste après, pour le Téléthon, en direct. Euh… minute, papillon ! Les studios de France 2 sont à Paris. Nous on est à Limoges… A moins qu’ils aient eu droit à un jet privé qui les a amenés à Paris en une heure et des brouettes… il faut 3 heures de route minimum en titillant les radars ! Mais c’est possible : en se référant aux timecodes vidéo, ils ont dû sacrément se dépêcher pour être là-bas à minuit et demi, frais et maquillés avant d’entrer sur le plateau de la 2 ! Des grands malades !

DEMI-FINALISTES

Les 12 demi-finalistes, on le sait, sont choisies par un jury de présélection, différent du jury de la soirée (composé lui de vedettes ayant un criant besoin de médiatisation pour vendre leurs films, vêtements ou lunettes…).

Emilie n’est pas dans les 6 premières annoncées. On y croit encore, on agite le petit drapeau en espérant brandir le grand à la fin… La 10ème passe, la 11ème… le suspense dure exprès, c’est juste insoutenable… Et Emilie n’est finalement pas dans les 12. A la maison, j’aurais juste zappé, de rage. Là tu peux pas, t’y es, en plein dedans, faut que tu supportes la suite… J’imagine que c’était le choc pour Emilie aussi, mais on ne le lui demandera jamais, par politesse. Les dés sont jetés : elle ne sera pas la prochaine Miss France.

Tous les espoirs d’un doublé alsacien sont désormais anéantis. Et nous avec… Là, t’as juste la gorge qui te serre et tu regardes ta Sandra, déçue elle aussi. Mais tu gères, tu prends sur toi. C’est ça quand tu prends les choses trop à coeur ! Rajoute à ça le téléphone qui te pétrit la poche à t’en faire sauter les coutures parce que tous tes amis qui attendent de te voir à l’écran croient bon d’en rajouter une couche, et on y est. Sans compter que dans moins d’une heure c’est ton anniversaire et que t’auras pas eu comme cadeau ce doublé que tu voulais tant.

A propos téléphone, il était à présent inutile de voter pour l’Alsace. Pourtant, je crois bien n’avoir jamais autant envoyé de sms à mes contacts et sur les réseaux sociaux que depuis l’an dernier avec Delphine… j’ai fait suivre la seule consigne de la soirée : report intégral des votes sur Miss Bourgogne ! Et la consigne a été suivie. En vérité, dès sa première photo dans TV Magazine j’ai su que ça serait elle. Elle était dans mes 12, et au fil de la soirée j’avais les 5 dans l’ordre. J’aurais dû parier des sous ! M’enfin. Pardon, Hinarani… on sera avec toi à Miss Univers !

TABLEAU MIREILLE DARC

On nous avait promis un passage avec un hommage à la robe de Mireille Darc, la fameuse qui était couverte devant, et laissait voir la naissance de la raie des fesses bien comme il faut derrière…

Tableau Mireille Darc

On a finalement eu droit à une robe qui cachait les fesses, mais qui avait le mérite d’être dos nu. C’est déjà ça, après tout fallait pas trop en demander non plus, pour ne surtout pas choquer la ménagère prête à envoyer du courrier à la production en cas d’outrage à ses bonnes soeurs. Moeurs, pardon.

Mais il y avait quelque chose d’étrange, et les 12 Miss pourront me le confirmer plus tard : ce dos nu, il n’était pas complètement nu, ou bien ? Ca ne s’est pas vu à la télé, mais j’étais suffisamment près de la scène pour voir clairement l’arrière de la robe plisser parfois sur le dos ! Alors à moins que ces filles soient déjà fripées entre les omoplates, je soupçonne un petit morceau d’étoffe transparente pour donner l’illusion que. C’est pas du jeu !

LE FINAL, ALSACIEN MALGRE TOUT

On passe sur l’annonce des 12 puis des 5 qui aura fait avancer quelques Miss sur le proscenium en nous laissant lire un joyeux « oh putain ! » sur leurs lèvres…

On passe aussi sur la liste des cadeaux qui a fait tourner plus d’une tête, et a même réussi à faire hurler un Marchiavel à la vue de la RCZ qu’on allait offrir à Marine (une RCZ quoi, rhâââ j’en veux une aussi !)

Petit point sur le défilé des anciennes Miss invitées, qui nous aura remis en tête toutes leurs élections respectives : il y avait plein de Miss de chez nous ce soir-là dans le Zénith !

Si on résume la soirée du 8 décembre d’un point de vue strictement alsacien, les Français auront eu la chance de (re)voir non pas une, non pas deux, mais SIX Miss Alsace sur la scène du Zénith de Limoges ce soir-là !!!
Suzanne Iskandar (Miss Alsace 1984 / France 1985)
Nathalie Marquay-Pernaut (Miss Alsace 1986 / France 1987)
Laetitia Bléger (Miss Alsace 2003 / France 2004)
Delphine Wespiser (Miss Alsace 2011 / France 2012)
Emilie Koenig (Miss Alsace 2012 en titre)
Claudia Frittolini (Miss Alsace 1987 / 1eD France 1988, puis France 1988 pour Miss Monde 1988 et Miss Univers 1988), notre actuelle déléguée régionale Alsace pour Miss France ! Et vous oseriez dire que l’Alsace n’est pas une terre de Miss ?

Bref, l’élection s’est terminée en beauté avec la victoire méritée de la splendide Marine Lorphelin, dans un brouillard de confettis qu’on aurait cru tombés du ciel… Non, non : avant l’annonce du résultat, les techniciens ont amené deux énormes canons à confettis argentés de part et d’autre de la scène, et les ont pulvérisés dans un grand boum, ce qui a d’ailleurs rendu le sol si glissant qu’on faisait doucement avant d’aller rejoindre le podium.

Mais là encore, impossible de se rapprocher d’Emilie (encore moins de Marine !) qui restait en arrière de la nouvelle Miss France avec d’autres candidates malheureuses mais soulagées que ça finisse enfin. Journalistes et photographes surexcités. Service d’ordre qui continuait de faire du zêle, au point d’envoyer balader Anaïs Merle, qui comme moi a préféré en rire ! Si même les Miss de l’an dernier se font jeter… C’est comme le gant de Laura Treves, il faut le voir pour le croire.

Et Delphine, désormais « ancienne » Miss, se tenait à l’écart, assise sur la scène pour les ultimes photos et autographes, sûrement bien plus épuisée que nous, mais toujours souriante !

Tenez, essayez un peu de me trouver sur cette photo ! J’y suis, c’est sûr !

Où est Charlie

Et voici la dernière photo de la soirée avant de rentrer direction l’Alsace pendant que d’autres allaient en profiter au dîner de gala. Photo symbolique qui laisse un sacré souvenir, prise par Sarah, une des filles de Claudia.

Délégation Alsace
La famille Alsace !

De gauche à droite :
Sandra Pierson (1ère dauphine de Miss Alsace 2010)
Votre serviteur Marchiavel et sa cravate démesurée
Claudia Frittolini (déléguée Alsace pour Miss France)
Melissa Leder (2ème dauphine de Miss Alsace 2012)
Laetitia Joerger (1ère dauphine de Miss Alsace 2012)

Nul doute qu’on entendra encore parler de ces 3 Miss dans les mois qui viennent, pour des élections alsaciennes toujours plus riches en émotions fortes ! Restez à l’écoute !

PS : Pour plus de photos, allez visiter cet immense album de l’élection Miss France 2013 sur le profil Facebook de Grégory Friedmann, présent à la soirée, et alsacien comme nous !